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ICCO : Inauguration officielle ce mardi, du nouveau siège de l`organisation internationale du Cacao (ICCO) transféré de Londres à Abidjan après 44 ans. 2017-04-25 | CÔTE D’IVOIRE - VIETNAM: Le volume des échanges économiques entre la Côte d’Ivoire et le Vietnam s’élève à 313 milliards de F CFA avec une balance excédentaire pour la Côte d’Ivoire de 114 milliards de Fcfa. 2017-04-24 | CÔTE D’IVOIRE : Le Président Ouattara a échangé avec le juge Oré Sylvain, Président de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, ce mardi à Abidjan. 2017-04-18

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28-04-2017 | 02:22
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Le ministre a rendu un hommage au Maroc pour sa politique de régularisation des migrants dont plus de 3000 Ivoiriens ont bénéficié. Notons que le Maroc aussi apporte un soutien à la Côte d'Ivoire dans la mise en place des mécanismes d'appui à l'investissement des Ivoiriens de l'Extérieur et d'un organe représentatif de la Communauté ivoirienne expatriée. Des rencontres de haut niveau suivront ce Forum. Il est aussi question de mutualisation des efforts de lutte contre l’immigration clandestine. Le Ministre Ally Coulibaly est accompagné de l'Ambassadeur de Côte d'Ivoire au Maroc et du Directeur Général des Ivoiriens de l'Extérieur.

2017-03-28

L’accord régional, qui a été signé par la Côte d’Ivoire depuis 2014, a fait l’objet d’analyse pour définir des voies et moyens en vue de sa mise en œuvre réussie. C'était le jeudi 16 mars dernier au cours d’un atelier de relecture et d’appropriation de la stratégie nationale Ape à l’hôtel Tiama au Plateau. L’Union Européenne a salué les efforts réalisés par la Côte d’Ivoire à travers le ministère de l'intégration africaine et des ivoiriens de l’extérieur. « Nous sommes en train de franchir une étape importante », s’est réjoui le Raudot De Chatenay, à l’ouverture des travaux qui ont réuni plusieurs participants.

Selon lui, il va s’agir de finaliser la stratégie de mise en œuvre de l’Ape, « qui paraît très aboutie », et de proposer une structure institutionnelle de pilotage adaptée, dotée de moyens politiques et techniques crédibles. « Nous ne sommes plus dans la négociation mais dans l’action a indiqué pour sa part Stephane AKA-ANGHUI le directeur de cabinet adjoint du ministre Ally COULIBALY.

2017-03-16

Ce dernier, qui représentait le ministre des Affaires étrangères Marcel Amon Tanoh à cette cérémonie, a dit sa joie de prendre part, au nom du gouvernement ivoirien, à la signature de l’accord de siège entre l’Etat de Côte d’Ivoire et l’ICCO. « Cet accord marque le retour en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial du cacao du siège de l’Organisation Internationale du cacao. C’est Londres qui, pendant 44 ans, a abrité le siège de l’ICCO. Pour nous, il s’agit d’un retour à la maison puisque nous n’avons pas pu concrétiser l’accord de siège qui a été signé en 2002 ; il a fallu attendre 15 ans pour que cela se matérialise», a-t-il indiqué. Cet accord de siège vient donc remplacer celui du 22 novembre 2002 et permettra à l’Organisation de mieux remplir sa mission dans la mesure où « il renforce et précise les privilèges et immunités dévolus à l’Organisation Internationale du Cacao». L’acte qui vient d’être paraphé témoigne, à entendre Ally Coulibaly, de l’importance que le Chef de l’Etat attache au cacao qui représente 15% du PIB de la Côte d’Ivoire.
La signature de l’accord de siège, pour Luis Valverde, matérialise la réalisation d’un rêve qui est que l’ICCO doit se trouver dans le premier pays producteur de fèves de cacao. « Nous pensons que l’ICCO doit se trouver dans un pays producteur où la réalité de la production se trouve. C’est pour cela qu’après plusieurs années de négociations, le Conseil de l’ICCO a donné son accord à la délocalisation à Abidjan », a justifié le président du Conseil international du cacao.
Notons que l’ICCO a été créée sous l’égide des Nations Unies et est implantée à Londres, la capitale britannique depuis 1973. Elle s’installe désormais en Côte d’Ivoire, premier fournisseur de fèves avec plus du tiers du volume mondial. Au terme de 44 années passées au Royaume-Uni, pays consommateur, l’institution manifeste par cette délocalisation sa volonté de se rapprocher des réalités des producteurs de cacao, afin de leur apporter son expertise d’analyse et la solution aux problèmes auxquels ils sont confrontés.

Abidjan.net

2017-03-16

A travers le thème retenu cette année pour cette Commission, à savoir, l’« Autonomisation économique des femmes dans un monde du travail en pleine évolution », les Etats présents à cette rencontre veulent s’engager à mettre en œuvre le 8ème Objectif de développement durable. Celui-ci vise à promouvoir une croissance économique durable et inclusive, ainsi qu’un environnement de travail décent et productif pour tous. 
Au cours de la session, les cinq ministres en charge du Genre et de la Femme retenues, à savoir celles du Burkina-Faso, du Ghana, de la Guinée, du Niger et du Sénégal, feront des présentations liées à la thématique d’autonomisation économique de la femme, mettant particulièrement l’accent sur les spécificités de leurs pays respectifs. 
L’objectif visé par cette session sera de réitérer l’engagement des Etats membres de la Cedeao à poser les bases d’une croissance économique intégrative du genre, pour éradiquer la pauvreté et contribuer au développement durable, tout en partageant leurs diverses expériences.
Toujours durant la rencontre, des mesures devant permettre aux femmes de participer de façon équitable à la productivité économique, à l’entreprenariat, à la création d’emplois, d’accéder à des crédits, et à l’aide pour le commerce, seront abordées. Elles serviront à élaborer des feuilles de route nationales subséquentes, surtout dans les pays les moins développés. 
S’inscrivant dans cette thématique 2017 des Nations-Unies, le département chargé des Affaires sociales et du Genre de la Commission de la Cedeao a proposé aux Etats membres de réfléchir sur le thème ci-après : « Participation politique et enjeux de l’emploi des femmes et des filles ouest-africaines face aux défis de l’autonomisation : une des priorités de la Vision 2020 de la Cedeao ».

2017-03-01
DOSSIER : Immigration clandestine

« L’immigration clandestine est un phénomène contre lequel il faut lutter. Il est vrai que dans toute chose il y a des risques, mais, ici on se demande bien quel est le bénéfice ? Si vous partez dans ces conditions, il est clair que vous n’aurez pas de boulot. Ceux qui croient trouver le bonheur en Europe se trompent lourdement(…)» Parole de l’ambassadeur d’Allemagne en Côte d’Ivoire, Son Excellence Dr Claus Auer. Il profitait ainsi, d’une tribune au siège de la Fondation Friedrish Naumann à Abidjan, pour interpeller les jeunes ivoiriens séduits par l’immigration clandestine dont les candidats courent également de gros risques : Celui d’être d’être récupéré par des cellules terroristes mais aussi et surtout mourir par noyade lors de la traversée de la Mer méditerranée , sur des embarcations de fortunes qui chavirent régulièrement.

En dépit de la mise en garde du diplomate allemand et de certains de leurs proches l’on assiste à une ruée des jeunes africains de l’ouest et particulière les jeunes ivoiriens vers ce fléau qui est en train de ‘dévorer’ une bonne partie de la jeunesse ivoirienne en quête d’un hypothétique Eldorado en Europe.

Les données de la fondation allemande Friedrish Naumann engagée depuis quelques années dans la lutte contre cette ‘pandémie’ des temps modernes donnent froid dans le dos et indiquent bien que la côte d’alerte est plus que dépassée, et qu’il faut mettre fin à l’hémorragie. Konaté Sophie de cette fondation révèle que «5 jeunes africains sur dix candidats à l’immigration clandestine arrivent dans le pays de transit ou de destination. S’ils ne meurent pas en route. La Méditerranée c’est 5 fois et demi la Côte d’Ivoire et la Lybie c’est cinq fois et demi la Côte d’Ivoire. On ne les traverse pas aussi facilement»

 L’immigration clandestine ou l’immigration irrégulière, continue de semer la mort dans les familles et en dépit des campagnes de sensibilisation, ne cesse de prendre de l’ampleur notamment en Côte d’Ivoire. A partir des réseaux mafieux des marchands de la mort et de la traite des personnes continuent de promettre ‘le paradis’ aux candidats à l’aventure périlleuse.

Malgré le tableau sombre et des plus macabres, l’immigration clandestine ne cesse d’attirer les bras valides ouest africains qui ne rêvent que d’aller se chercher à Bako’, c'est-à-dire derrière l’océan en Malinké. Pour être précis : en Europe. Mais à quand remonte le début de cette ruée des jeunes africains vers l’Europe via cette filière et combien sont t-ils à ce jour à être recueillis moribonds régulièrement par des forces maritimes européennes et des Organisations non gouvernementales, aux larges de côte italiennes ou bloqué de l’enfer libyen ; pays de transit par excellence ? ( Voir encadré 2) Combien sont les jeunes ivoiriens ou présumés ivoiriens dans cette hécatombe ? Bien malin celui qui pourra répondre à cette question.

Une chose est sure : c’est très souvent que certains membres du convoi à l’aventure qui réussissent à traverser l’eau, annonce aux parents, la mort par noyade de leurs enfants.

 

Ces témoignages qui donnent froid dans le dos

 

Un dimanche de 26 février 2017, aux environs de 11heures tapantes, un coup de fil en provenance de l’extérieur vient d’annoncer à B. Seydou, opérateur économique à Abidjan, la mort de son fils Ibrahim qui avait à peine 25 ans. Depuis quelques années, le jeune Ibrahim, nous dit-on, nourrissait le projet d’aller en Europe comme bien de jeunes de son âge.

Entre émotion, sanglots et les yeux pleins de larmes, B. Seydou entouré des ressortissants de son village témoigne : « (…) Il a toujours eu envie de partir en Europe. Face à son intransigeance nous lui avons dit d’attendre son grand frère qui revient bientôt au pays. Avec lui, il pourra partir par la voie normale. Mais que nenni. Quand nous avons appris qu’il avait choisi l’option de l’immigration clandestine, nous a vont engagés des recherches au niveau de tous les points susceptibles d’être des filières utilisées par les candidats à cette forme d’immigration. Après des recherches intenses, nous l’avons localisé au Niger. Là, nous lui avons demandé de retourner au pays et nous avons envoyée le transport pour son retour. Une dame au nom de qui nous avons envoyé l’argent nous a même donné les références d’un car abord duquel, notre fils avait embarqué pour Abidjan »

Malheureusement que ne fut la surprise et le désenchantement des parents d’Ibrahim, de constater qu’ à l’arrivée du véhicule indiqué que leur progéniture n’y était pas. « Le jour indiqué, nous sommes partis à la gare mais nous ne l’avons pas vu.(…) C’est plus d’un mois après que nous l’avons repéré cette foi en Lybie dans la localité de Zabrata ( libye). Nous avons aussi, engagé des démarches pour le faire revenir au pays via le Croissant rouge. Mais hélas on vient de nous apprendre que lors de la traversée de la Mer Méditerranée, l’embarcation a chaviré et Ibrahim, notre fils a péri(…) » Ainsi Ibrahim qui est mort par noyade, voit son rêve d’aller ‘derrière l’eau’ s’arrêter aux larges des côtes italiennes. Le jovial Ibrahim et parfois grognon sur les bords, n’atteindra pas l'île de Lampedusa ou Lampédouse en Italie. Sa famille et les membres de sa communauté musulmane ont organisé dès la confirmation de sa tragique disparition ont organisé ses funérailles conformément aux prescriptions du Saint coran au domicile de ses parents dans un sous –quartier de Yopougon le 26 février 2016.

Dans nos investigations, nous avons appris d’une source très crédible libyenne que des milliers jeunes africains en transit par la Libye pour l’Europe croupissaient dans les geôles de fortunes libyennes. Un nombre à revoir à la baisse selon des sources officielle.( voir Encadré 1 : interview Dg des Ivoiriens de l’extérieur) Au nombre des prisonniers, Emile Lama, la trentaine environ, est originaire de l’ouest montagneux ivoirien. Menuisier –ébéniste de formation, ce natif de Houphouët-ville, un quartier de Danané( ville de l’ouest montagneux ivoirien) gagnait pourtant bien sa vie dans son atelier au sous quartier Gesco de Yopougon, où il confectionnait de très beaux meubles en bois rare.

Piqué lui aussi par le virus de l’aventure, un matin, le jeune Lama décide de tenter l’aventure pour l’Europe. Abandonnant sur les bords de la Lagune Ebrié, l’un de ses enfants et sa compagne qui attendait de lui un enfant né en son absence. Voyant les photos à nous envoyée par nos sources, la sœur de l’infortuné aventurier ne manque d’écraser des larmes. J. Lama c’est d’elle qu’il s’agit témoigne : « A plusieurs reprise, je lui ai déconseillé d’aller à l’aventure. Je lui ai même envoyé des émissaires pour l’en dissuader. Car, Emile gagnait bien sa vie ici. Il a tout vendu, pour s’offrir un billet d’avion pour le Maroc. Malheureusement pour lui, à son arrivée au Maroc, à bord d’un taxi, il a été dépouillé de tout ce qu’il avait comme argent et portable. Pour survivre, il a fait un petit contrat durant le mois du jeune du Ramadan 2016. A l’étape marocaine, je lui ai réitéré ma position en lui demandant de revenir au pays. Une petite sœur lui a envoyé même 50 mille Fcfa. Au lieu de revenir, il nous appelle pour nous dire que lui et ses compagnons de route avait mis le cap sur l’Algérie avec son salaire d’un mois qu’il a perçu.»

C’est grâce à des membres d’une Association des ressortissants d’un pays de l’Afrique de l’ouest que nous avons été alertés. Par ailleurs, nos sources font état de la présence dans les geôles de fortune libyennes, de plus 400 ressortissants ivoiriens dont une centaine de jeunes filles livrées à la prostitution. En véritables objets de plaisir ( Voir encadré 3 ). Au nombre de ces jeunes aventuriers pris au piège, le compatriote Emile se sert aujourd’hui de béquilles pour se déplacer.

Renseignement pris auprès de sa sœur, « c’est en voulant traverser la frontière algero- libyenne qu’on a tiré dans ces pieds.Quand ils l’ont transféré à l’hôpital, il nous a appelé pour lui dire qu’ont tirait du sang. C’est vrai que c’est dur au pays, mais Abidjan n’est-il pas mieux que cette galère ? » Vrai ? Par les mêmes sources, nous finirons par entrer en contact avec l’infortuné Lama Emile que nous avons pu joindre par téléphone. D’une voix à peine audible, il confirme les informations à nous livrées plus haut par sa sœur quand il ajoute : « En quittant Abidjan, je voulais aller en Angleterre. En route, j’ai travaillé durant deux mois pour des chinois.

C’est sur mes économies que j’ai voulu rallier la Libye et les passeurs nous ont demandé de l’argent et nous étions un groupe de ressortissants de l’Afrique de l’Ouest. A moi, les passeurs à la frontière algéro- libyenne, m’ont demandé environ 600euros soit plus de 393 mille Fcfa. Après avoir passé cette étape, ils nous ont livré à des miliciens qui nous ont menacés et tiré sur nous, Ce qu’ils ont fait et moi j’ai pris des bals dans les jambes et nous ont jeté en prison. Où la vie est intenable. Ce après nous avoir dépouillé de nos derniers petits jetons et billets de banques »

 

Les raisons d’un départ massif des jeunes africains de l’Ouest

 

Mais qu’est- ce qui attire tant ces jeunes africains de l’ouest dont la plupart périsse tant à la traversée de la Mer Méditerranée qui est devenue pour nos frères, un véritable mouroir, s’ils ne restent pas coincés en Lybie. Précisons que depuis la chute du régime Kadhafi , son pays est devenu une jungle et pays de non droit dont se disputent deux clans rivaux avec deux gouvernements dont l’un est reconnu par la communauté internationale.

Selon M. Issiaka Konaté, le Dg des ivoiriens de l’extérieur, « à ce jour, ce sont plus de 200 mille subsahariens qui sont coincés en Lybie. Un pays qu’il faut stabiliser après la fermeture du passage marocain. En ce qui concerne les 11 mille arrivées en Italie, ceux dont ont parle sont des présumés ivoiriens( …). Il faut décourager l’immigration irrégulière et encourager la voie légale en démantelant les réseaux qui existent »

Quant à Ouattara Issouf, secrétaire général de l’Ong ‘Sos immigration clandestine’ créée dans les années 2007, que nous avons interrogé en l’absence de son président en mission, croit en savoir davantage sur ce qui poussent ces jeunes africains à entrer dans la nasse de cette aventure. Il nous apprend : « En son temps déjà, les jeunes qui s’adonnaient à ce genre de voyage là voulaient forcement réussir en Europe alors qu’ils gagnaient bien souvent leur vie dans des activités informelles. L’exemple de ceux qui étaient là bas et qui avaient réussi à s’insérer là bas, les incitait à partir. Ils préféraient donc partir en Europe, faire un ‘ djossi’, fructifier leur argent et revenir investir au pays pour aider leurs familles. Aussi, après la décennie de crise qu’à traverser notre pays, la pauvreté c’est beaucoup accentuée. Le chômage des jeunes aussi. Etant donné qu’en 2007, certains ont pu entrer en Europe via la Méditerranée. Cela a encouragé beaucoup de jeunes à s’y essayer. Vu que l’obtention du visa pour y aller n’était pas du tout facile. Certains ont décidé de passer par cette voie là encouragés en cela par leurs parents.( …) dont les conditions d’existence étaient très pénibles »

Depuis quelques années, le profil des candidats à l’immigration clandestine a changé. Car, « Avant on se disait que c’étaient les jeunes débrouillards et illettrés qui étaient concernés par le phénomène. Mais aujourd’hui, la jeunesse estudiantine est touchée de plein fouet. Voire même des agents de la fonction publique et des agents du secteur privé s’y adonnent également. Considéré comme un phénomène marginal il y a quelques années, l’immigration clandestine ne cesse de prendre de l’ampleur » Avant de faire cette révélation troublante : « Nous n’avions pas de chiffres exacts. Toutefois des jeunes de la Sous région, précisément des pays comme le Mali, le Burkina Faso venaient travailler ici en Côte d’Ivoire, se faire de l’argent pour pouvoir entreprendre ce voyage là. Lors de ces séjours là ils exerçaient des emplois saisonniers pour se faire de l’argent et retournaient chez eux. Mais Ils avaient eu l’occasion de se tisser des relations ici avec qui ils gardaient des contacts. ( …) En 2008 déjà, il n’ y avait pas assez de jeunes ivoiriens candidats au départ à l’immigration clandestines mais ceux qui venaient de la sous région étaient les plus nombreux »C’est tout dire ! Pourquoi Daloa est considérée à tord ou à raison comme le point de départ des convois à l’immigration clandestine ?

 

Malgré tout, ils sont tentés de repartir

 

« Beaucoup de jeunes ex- candidats à l’immigration clandestines viennent nous voir. C’est comme un échec dans leur vie. Ils ne nous expliquent pas où ils étaient, ils vivent en autarcie parce qu’ils ont le sentiment d’avoir échoué. Ce qui n’est pas le cas quand ils réussissent. Ce que nous faisons ici au niveau de notre Ong, c’est de les accompagner psychologiquement parce qu’ils sont prêts à repartir à tout moment. Selon ceux que nous recevons ici, tout ce que vous pouvez imaginer comme non respect des droits l’Homme ont lieu dans le désert. Aussi ceux sur qui nous arrivons à mettre la main, nous les aidons à rédiger des projets. Mais comme ils le disent eux-mêmes, ils préfèrent repartir et s’il le faut mourir sur la route. Parce que c’est plus fort qu’eux. Nous ici, aussi nous sommes dans un projet où nous assistons ceux qui ont accepté le rapatriement volontaire » nous confie Issouf Ouattara. Ce projet qui a déjà permis d’aider à la réintégration d’une dizaine de jeunes à travers le projet Avr qui est piloté par l’Oim( depuis 2016) qui a permis d’aider plusieurs dizaines d’ivoiriens à revenir aux pays.

Ensemble nous sommes plusieurs acteurs à aider ceux qui reviennent volontairement Et si c’était à refaire ? Emile Lama qui est rentré à Abidjan le 21 mars 2017 est formel quand il dit : « Frère, si c’était à refaire je ne m’engagerais plus dans cette aventure périlleuse. C’est très dur ici à Tripoli. A Abidjan je gagnais bien pourtant ma vie. Je vais dans un premier temps me soigner et reprendre mon métier. Je suis menuisier ébéniste » Sur les 180 annoncés, ce sont plus de 150 volontaires qui sont effectivement rentrés à Abidjan. Depuis, leur retour, ils sont soit en pleine rééducation pour ceux qui et ont été blessés bals( Cas Emile Lama), soit sous assistance psychologique, pour se remettre des abus et traumatismes subits en ce qui concerne les mineurs. Si livrés désormais à eux-mêmes, ils tentent bien que mal de reprendre tout à zéro.

Encadré 1 : Plus 3500morts en moins d’un an

En 2016, les données de la Direction générale des ivoiriens de l’extérieur consolidées par l’Organisation international de la migration( Oim) sont très précises. Des données datant en effet de juillet 2016, en provenance de Lampedusa, une île Italienne d’une superficie de 20,2 km² et peuplée par moins de 6 000 habitants. En effet, sur 71 mille « aventuriers » africains recueillis dans cette ville, 4000à 4500 sont des jeunes ivoiriens. Des données qu’il faut revoir rapidement à la hausse depuis le début de l’année 2017. Les chiffres l’Organisation international de la migration,( Oim) ajoute qu’ « Avec 839 migrants, la Côte d’ivoire est en tête des arrivées en Italie via la mer méditerranée, du 1er janvier au 15 février 2017 contre 332 au cours de la même période en 2016 . Sur cette période la Côte d’Ivoire devançait ainsi, au cours de cette période, la Guinée (796) et le Nigéria (483) » Et les morts ? Les mêmes sources précisent que durant les 9 premiers mois de l’année 2016, « plus de 3 500 personnes avaient déjà perdu la vie sur les routes migratoires méditerranéennes. Ce malgré le sauvetage de milliers de personnes par les marines italienne et grecque. Cela représente 17,1 morts chaque jour depuis janvier, et plus de 90 % des morts que l’Oim a pu documenter sur l’ensemble des routes migratoires du monde en 2016 »

B. M.

Encadré 2 : De 130 mille Fcfa en 2000, les passeurs réclament plus de 1 million de Fcfa en 2017

Daloa, de l’avis de beaucoup de personnes ressources est jusque-là considéré comme la plaque tournante et point de départ de l’immigration clandestine. Un ‘ hub’ dont les circuits de convoyages des passagers partent de certaines communes d’Abidjan : Abobo, Adjamé, Koumassi… Des informations émanant de l’Ong « Sos immigration clandestine » nous confortent bien dans notre assertion « Fin 2016 nous sommes allés à Daloa qui est non seulement un point névralgique mais une petite localité. Tout ce qui survient est su de tout le monde. On nous a dit que le réseau de Daloa est le plus sûr pour arriver en Lybie » ajoute l’Ong « Sos immigration clandestine ». De la Côte d’Ivoire, les circuits de connexion partent des casses et autres marchés de ventes de téléphones mobiles bien connus sous l’appellation de ‘blackmarket’ voire même dans les lieux de culte. Puis, une brosse à dents, un drap de fortune, et une serviette dans un sac à dos, de bras valides, embarquent pour soit pour le Burkina Faso soit pour le Mali. Puis commence le périlleux voyage à travers le désert qui commence à partir d’Agadez au Niger. Puis l'Algérie, pour entrer en Libye par le sud, dans un village du nom de Gat. En route pour la capitale libyenne, les migrants passent par Obari, puis Sabbah. Mais combien déboursent- ils comme transport ? Si dans les années 2000 ce parcours du combattant pouvait coûter 130 mille Fcfa à partir de Bouaké, nos sources nous indiquent que « les candidats à cette forme d’immigration déboursent nos jours, au départ d’Abidjan entre 1 million de Fcfa et 1,1 million Fcfa, avant d’être convoyés vers Daloa par des passeurs. Précisément au quartier Marrai, majoritairement peuplé par la communauté malinké. Des jeunes de ce quartier malfamé de la ‘cité des antilopes’ n’hésitent pas à vendre des biens de leurs familles, pour s’offrir le fameux voyage.» Ici au quartier Marrai, des intermédiaires les mettent en contact avec un certain ‘Abou Premier’ ou ‘Diaby’. Qui sont-ils ? Nous ne pouvons en dire plus. Mais une chose est certaine, ‘Abou premier’ et ‘Diaby’ sont des personnages très mystiques et mystérieux. Au dire de potentiels candidats à l’immigration clandestine, « ce sont eux qui sont en contact avec les réseaux Touareg au Niger et dans le désert jusqu’en Libye. Chaque candidat a un nom de code en partant de la Côte d’Ivoire pour le Niger. Dans ce pays commence une autre étape dangereuse via le désert pour la Lybie avec un nom de code. Difficile ou presqu’impossible de communiquer avec ses parents restés au pays. S’il y a de l’argent à envoyer c’est à eux. Si tu persiste à leur échapper, ils peuvent te tuer froidement» Nous retrace M. B., la vingtaine révolue qui nous rapporte ainsi , les propos de plusieurs amis de quartiers qui ont eu la chance de se retrouver de l’autre côté de la Mer méditerranée. Ces derniers ont confié également à notre interlocuteur que d’autres aventuriers ivoiriens affirment avoir été régulièrement l’objet d’abus sexuel de la part de certains passeurs et autres acteurs de ce circuit du commerce macabre. « Ils ne sont pas humains. Très souvent, tu es obligé de passer à la casserole pour te faire sod…. Si tu ne veux pas, ils te battent comme leur femme » rapporte t-il. Daloa et pourtant, les résultats d’une enquête réalisée par ‘Sos immigration clandestine’ est formelle : « Le nombre de personnes qui part d’Abobo et d’Adjamé est plus élevé que celui de Daloa. D’Abobo en passant Adjamé, Koumassi et Abobo, les jeunes ne parlent que de ça. Nous avons infiltré des filières dans ces communes là. Les résultats de nos investigations sont édifiants. « 90 des jeunes interrogées veulent partir en Europe pour une raison ou pour une autre. Soit pour étudier soit pour mener une petite activité. En fin d’année 2015, il y a plus de 200 élèves qui n’ont pas subit les examens de fin d’année, parce qu’ils ont pris le chemin de l’immigration clandestine. Le monde estudiantin est en train d’être fortement miné par le fléau et c’est inquiétant ». Il est temps grand temps qu’on mettre en œuvre le plan Marshall tant promis, pour l’Afrique pour freiner l’immigration clandestine. 

VIDEOTHÈQUE
Cérémonie de lancement du projet Cartographie de la Diaspora Ivoirienne:
discours du Ministre ALLY COULIBALY, le jeudi 02 mars 2017 à la CEREAO Uemoa, au Plateau.
LE MINISTRE
FLASH INFOS
  • INCLUSION FINANCIERE
    L’accès des femmes aux services financiers demeure toujours une source de préoccupation. Près de 1,1 milliard de femmes, restent largement exclues du système financier classique.
  • CÔTE D’IVOIRE

    536 milliards FCFA de crédits octroyés aux PME en 2016 selon une enquête de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers de Côte d’Ivoire (APBEF-CI). 

  • UEMOA
    Un rapport de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) fait du secteur bancaire ivoirien, le ‘’leader’’ de la zone de l’Union monétaire ouest-africain (UEMOA).
  • TIC

    Le gouvernement dénonce les accords de siège de 2 institutions internationales, Mundial Telecom service et Organisation Mondiale pour l’économie et la technologie

  • Zone Franc

    “Le Franc  CFA malgré son nom est la monnaie des Africains“ selon le ministre français de l`économie et des finances, Michel Sapin.

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