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22-07-2017 | 16:49
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La ville de Séguéla, chef-lieu de la région du Worodougou au nord-ouest de la Côte-d’Ivoire, a été du 6 au 8 juillet 2017, l’épicentre d’une série d’activités dédiées à la jeunesse autour du slogan,  « Stop immigration clandestine ».

Une initiative de la plateforme, Jeunesse Unie pour la Cohésion et l’émergence du Woroba (Jucew), mise en œuvre en collaboration avec la structure évènementielle, « Woroba4You » de, Innocent Sery et grâce à l’assistance technique de la Direction générale des ivoiriens de l’extérieur (Dgie).

Il s’agit à travers ces journées, à en croire, Binaté Mamadou, président de la Jucew, « de contribuer à la lutte contre l’immigration clandestine » par la sensibilisation des jeunes à ses méfaits et sa formation à l’entrepreneuriat étant entendu que de réelles opportunités de réussite existent bel et bien en Côte-d’Ivoire.

Au cours de la projection d’un film documentaire sur le sujet au quartier Bakayoko, Benjamin Effoly, préfet de la région du Worodougou, a invité la jeunesse à ne pas emprunter la voie risquée de l’aventure de la mort. Car selon lui, la Côte-d’Ivoire, a besoin des « bras valides » qu’elle représente pour sa construction.

Insistant notamment sur les activités économiques pourvoyeuses d’emplois et de devises importantes, singulièrement l’agriculture et l’élevage. « Il vous suffit d’ouvrir les yeux pour voir les opportunités qui peuvent s’offrir à vous », a-t-il insisté.

Contrairement à l’opinion répandue, selon laquelle, l’eldorado, c’est l’Europe, le représentant de  la Direction générale des Ivoiriens de l’extérieur, Minourou Sylla, a exhorté les jeunes de Séguéla à se départir de cette conception illusionniste. « La vie en Europe, est aussi difficile. Il y a, des gens qui vivent dans la neige, dehors, sous les ponts », a-t-il averti. Poursuivant, il fait savoir que de janvier à février 2017, ce sont, 839 ivoiriens qui ont été enregistrés rien que sur les côtes italiennes.

Au regard des statistiques de l’organisation internationale des migrants (Oim), la Côte-d’Ivoire, arrive en tête des pays d’Afrique occidentale devant la Guinée, le Nigeria, le Sénégal et la Gambie. « On est mieux que chez soi », a conseillé pour sa part, Yara Senin, directeur régional de la promotion de la jeunesse, de l’emploi des jeunes et des services civiques du Worodougou. Sans omettre de mettre en exergue les nombreuses opportunités de formation et d’insertion offertes par son administration par le biais de l’agence emploi jeunes.

Le clou des activités, a été la récompense, le samedi 08 juillet, des jeunes leaders dynamiques opérateurs dans les secteurs agricole et commercial et par la lecture d’une motion d’engagement des jeunes leaders du Worodougou à tourner définitivement le dos à l’immigration clandestine.

2017-07-13

Dans le contexte africain, l’économie bleue concerne à la fois le milieu marin et les eaux douces. Elle comprend les océans, les mers, les rivages et les berges, les lacs, les cours d’eau et les nappes souterraines. Elle embrasse un éventail d’activités, directes ou dérivées, qui vont de la pêche à l’exploitation minière sous-marine en passant par l’aquiculture, le tourisme, les transports, la construction navale, l’énergie ou la bioprospection.

Le concept de l’économie bleue est né de la frustration ressentie par les Petits Etats insulaires en développement (PIED) et les Etats côtiers lors du processus de préparation de conférence Rio+20. Ils ont donc cherché à adapter le concept d’économie verte à leur situation en mettant l’accent sur les secteurs bleus. La pêche et l’aquaculture peuvent ainsi équivaloir pour eux à ce que représente l’agriculture dans l’économie verte. Et si les Etats côtiers ne sont par ailleurs pas concernés par les programmes de lutte contre la déforestation et la dégradation des forêts (REDD), ils offrent un véritable potentiel en matière d’énergies renouvelables et non renouvelables dans leurs zones littorales et au large de leurs côtes.

Enjeux pour l’Afrique….

La croissance d’une industrie maritime à l’échelle de l’Afrique, le développement du transport maritime, fluvial et lacustre ainsi que de la pêche, l’exploitation et la valorisation des minerais ne sont pas encore exploités ainsi que d’autres ressources. Les zones maritimes sous juridiction africaine s’étendent sur quelque 13 millions de kilomètres carrés y compris les eaux territoriales, les Zones économiques exclusives (ZEE) et un plateau continental d’environ 6,5 millions de kilomètres km². Les lacs d’Afrique ont par ailleurs une superficie d’environ 240.000 km². La FAO estime que le poisson apporte à 4,2 milliards d’individus plus de 15% des protéines animales qu’ils consomment. Dans le commerce international, 90% des marchandises sont transportées par mer. Les océans jouent également un rôle essentiel dans la régulation du climat et des écosystèmes côtiers tels les massifs de palétuviers, les forêts de laminaires, les herbiers ou les marais salants et ils permettent de stocker et de séquestrer le carbone de l’atmosphère. Le marché mondial des biotechnologies marines à l’horizon 2022 est estimé à 5,9 milliards de dollars. Aujourd’hui, près de 30% du pétrole et du gaz dans le monde proviennent des gisements sous-marins.

La stratégie AIM 2050 qui présente la vision du futur de l’Afrique de la commission de l’union africaine insiste sur les avantages socioéconomiques de l’économie bleue et d’une croissance bleue pour les prochaines années.

Comment les pays africains peuvent-ils intégrer cette économie dans leur politique de développement?

Le rapport sur l’économie bleue publié en 2016 et réalisé par le bureau sous régional pour l’Afrique de l’Est de la Commission économique des nations unies pour l’Afrique (CEA) indique que l’économie bleue constitue une opportunité économique pour l’Etat et le secteur privé, appelés à catalyser le développement économique tout en prenant en compte les aspects sociaux et environnementaux ainsi que ceux de bonne gouvernance.

Selon les experts de la CEA, la prise en compte de l’économie bleue dans le contexte d’une politique du développement est encore limitée et elle nécessite à l’échelon politique, une prise de conscience et un effort parallèle d’approfondissement des connaissances. Concevoir un cadre stratégique ouvert, suppose de réfléchir autrement aux nouvelles sources d’opportunités de développement, ce qui exige de transformer la réflexion politique en recourant à des instruments créatifs et fonctionnels. Sensibiliser les acteurs et s’attaquer aux lacunes des connaissances renforceront la vision stratégique des processus de transformation socioéconomique inspirés par l’économie bleue, expliquent-ils.

D’après l’étude, une clé fondamentale offerte par la planification du déploiement de l’économie bleue en Afrique est la possibilité d’opérer la transition entre la recherche d’une croissance non durable vers celle d’un modèle de croissance basé sur la durabilité. Les pays sur la voie d’une telle transition ont à leur disposition un éventail d’approches novatrices. Le processus de formulation de la politique de l’économie ouvre des perspectives pour la recherche, l’expérimentation et l’innovation. Il repose sur des principes clés.

L’exploitation durable et la gestion rigoureuse des ressources et des écosystèmes aquatiques et marins, le partage entre tous des avantages et de la prospérité par le biais d’un paradigme de développement basé sur le progrès, la conservation et la protection des écosystèmes aquatiques et marins pour leur valeur intrinsèque, la cohérence avec les ODD, les approches de pensée en système, l’analyse des cycles de vie, les approches par chaine de valeur, l’approche de la formulation de la politique avec une base élargie et le concours de toutes les parties prenantes, l’approche participative et inclusive, la conception et la coordination holistique et intersectorielles, harmonisation de la politique à tous les niveaux et coopération à tous les niveaux.

La prise en compte de considérations géopolitiques

L’économie bleue offre une occasion de renforcer des partenariats s’appuyant sur les mécanismes de coopération existant dans les domaines maritime, lacustre et fluvial y compris les côtes et les rives. Quand ils seront tout à fait opérationnels, ces partenariats pourraient déclencher un bond qualitatif du développement économique des pays impliqués et diffuser à l’échelle du continent un supplément de progrès, de paix et de prospérité. Ils peuvent aussi permettre des économies d’échelle pour aider les pays à combler leurs lacunes financières et techniques ou l’insuffisance des infrastructures qui les empêchent d’exploiter pleinement le potentiel de leurs ressources aquatiques ou marines.

La délimitation des frontières maritimes est un facteur important pour recueillir tous les bénéfices de l’économie bleue. Il faut encourager les Etats à résoudre leurs contentieux en utilisant les instruments en vigueur y compris les procédures de règlement par une tierce partie comme les cours et tribunaux internationaux, recommandent les experts.

La vulnérabilité climatique, l’insécurité maritime et les inégalités d’accès aux ressources communes sont parmi les défis les plus sensibles risquant d’entraver la concrétisation des bénéfices découlant de l’économie bleue. Ils peuvent exacerber les conflits et aggraver la pauvreté. Les activités criminelles telles la pêche illicite non déclarée, non réglementée, la piraterie et la violence armée en mer, la contrebande et le trafic d’êtres humains et les atteintes à l’environnement font peser une menace aigue sur une utilisation durable des ressources de l’économie bleue et elles ont des retombées négatives sur la sécurité, le développement social et la croissance économique du continent africain.

Les contentieux concernant les tracés des frontières ou alimentés par des rivalités d’accès aux ressources naturelles sont une autre préoccupation majeure dans le contexte africain. Concernant les conflits entre pays riverains de mers ou de lacs, il existe un déficit flagrant de moyens par ignorance des cadres légaux applicables, des mécanismes de résolution des contentieux et des procédures que peuvent engager les Etats pour y recourir.

Pour les experts, les Etats qui veulent adopter une approche équilibrée de l’économie bleue peuvent étudier les options suivantes. Il s’agit notamment de veiller attentivement à l’interdépendance de la sécurité et du développement qui se renforcent mutuellement et sont indispensables pour parvenir à une paix durable ; de soutenir les occasions d’améliorer les moyens d’existence et le bien-être des populations des rivages marins et lacustres ; de ratifier et mettre en œuvre les instruments internationaux et régionaux relatifs à la sécurité et à la protection du domaine marin ou relatifs aux pratiques illégales et harmoniser les législations nationales avec leurs dispositions. De renforcer les mécanismes de coopération continentale, régionale et transnationale, pratiquer une diplomatie préventive et médiatrice en vue de maintenir la paix et la sécurité internationales, résoudre les conflits et échanger tous renseignements utiles et d’adopter les meilleures pratiques régionales de la coopération Sud-Sud.

L’économie bleue, facteur d’insertion sociale

La réalisation de tout le potentiel de l’économie bleue requiert l’insertion effective de tous les groupes de la société notamment les femmes, les jeunes, les communautés locales, les groupes marginalisés ou sous représentés. Bien que les activités des différentes filières de l’économie bleue se diversifient de plus en plus, la tendance persiste à exclure et marginaliser aussi bien les femmes que les groupes sous-représentés et les jeunes.

La réalisation de tous les avantages promis par l’économie bleue sera grandement facilitée par la responsabilisation des femmes afin qu’elles puissent y participer pleinement et contribuer ainsi à leur propre développement et à leur réussite. Pour mieux sensibiliser les jeunes, les femmes, les communautés locales et les groupes sous-représentés au débat sur l’économie bleue, l’élaboration et la mise en œuvre des politiques et pour les impliquer dans cette réflexion, les Etats peuvent bénéficier des efforts déployés pour créer des établissements de formation et d’enseignement dans le but de fournir des ressources humaines à l’économie bleue.

Ils peuvent favoriser l’inclusion des jeunes, des femmes, des communautés locales et des groupes sous-représentés dans tous les secteurs de l’économie bleue, en s’attachant à démanteler les barrières culturelles. Le déploiement de l’économie bleue et la mise en œuvre des stratégies nationales et régionales ouvriront des pistes pour renforcer le rôle imparti aux jeunes, aux femmes et aux groupes sous-représentés dans le développement de l’économie bleue. Introduire un partage équitable des avantages dans l’ensemble de la chaine de valeur et impliquer les petits producteurs dans les communautés locales (pêcheurs, cultivateurs, etc.) afin d’instaurer de nouveaux liens commerciaux issus de l’économie bleue. Entamer le dialogue avec les populations urbaines côtières très vulnérables et très pauvres afin d’identifier et de mettre en œuvre les mesures susceptibles de déduire leur vulnérabilité et de garantir la sécurité publique.

La mise en place d’un cadre juridique, réglementaire et institutionnel pour l’économie bleue

L’économie bleue couvrant un large éventail de secteurs aux synergies potentielles importantes, cela justifie l’introduction de cadres juridiques, réglementaires et institutionnel mieux intégrer. L’établissement et la conception de cadre juridiques, réglementaires et institutionnels efficaces pour l’économie bleue sont deux étapes cruciales pour structurer et orienter son essor.

La spécificité de l’environnement national conditionne bien entendu les orientations politiques mais les meilleures pratiques permettent de tracer plusieurs pistes pour renforcer les capacités juridiques et institutionnelles en lien avec l’économie bleue, indiquent les experts dans le rapport.

Il s’agit pour les Etats, entre autres, de ratifier les instruments relatifs à la gouvernance des océans et ceux portant sur les masses d’eau douce et les autres ressources naturelles, de réviser et adopter des textes de loi et des politiques pour lutter contre les activités criminelles en mer et les autres menaces pesant sur le milieu naturel. Il s’agit également de négocier et fixer les frontières maritimes et définir les mécanismes à solliciter pour assurer le règlement pacifique des différends ; de concevoir des politiques et des réglementations environnementales visant à assurer la conservation, la gestion, la protection et l’utilisation durable des écosystèmes aquatiques et marins ; d’améliorer l’éducation, la formation, le renforcement des capacités et des compétences des Etats.

Les législations nationales introduiront les « directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale » recommandée en 2012 par le comité de la sécurité alimentaire mondiale afin de légaliser les droits fonciers des petits producteurs et les droits des pêcheurs locaux dans leurs zones traditionnelles.

Le changement climatique et la mauvaise gestion de l’environnementale, des menaces pour l’économie bleue

Le changement climatique et la mauvaise gestion de l’environnement menacent toujours plus l’intégrité, l’état et la pérennité des ressources aquatiques et marines sur lesquelles repose l’économie bleue. Tous les habitants d’Afrique sont concernés par les enjeux découlant du changement climatique et de la gestion de l’environnement puisque ces derniers ont un impact sur les moyens de subsistance, la santé, l’eau, la sécurité énergétique et alimentaire, et plus généralement, le bien-être des populations.

L’adoption de stratégies technologiques vertes et bleues dans le contexte de l’économie bleue reste problématique même si la situation commence à évoluer positivement. Une approche de l’économie bleue permettrait de surmonter certaines difficultés notamment grâce à l’enrichissement des connaissances sur le changement climatique et la sensibilisation à ce phénomène.

Le carbone bleu résulte des avantages tirés des habitats forestiers bleus pour contribuer à l’atténuation du changement climatique. L’Afrique est richement dotée en habitats côtiers, ce qui conforte l’importance du carbone bleu pour les stratégies de lutte contre le changement climatique et les programmes de développement qui s’engagent à réduire les émissions de carbone.

Les écosystèmes côtiers assurent quantité d’autres fonctions utiles. Ils protègent les communautés de l’érosion, des tempêtes et des inondations et se révèlent donc indispensables pour l’adaptation au changement climatique. Malheureusement, le rythme de déperdition des mangroves, des herbiers marins et des marais salants serait l’un des plus élevés de tous les écosystèmes présents sur terre.

L’étude propose aux Etats plusieurs approches pour garantir la prise en compte des considérations relatives au changement climatique et à l’environnement dans une approche d’économie bleue. Il s’agit entre autres d’intégrer le changement climatique et la durabilité de l’environnement dans les plans, politiques et textes de lois en vigueur ou à venir portant sur l’économie bleue à l’échelle continentale, régionale et nationale. De concevoir un cadre pour introduire, développer ou améliorer une gestion efficace des aires maritimes protégée afin de sauvegarder la santé des écosystèmes. D’adopter ou renforcer des textes de loi et des politiques promouvant les technologies vertes ou bleues. D’intégrer le recours et la mise en œuvre effective des évaluations des impacts environnementaux et des évaluations environnementales stratégiques pour rationnaliser la prise en compte des considérations en matière de climat et d’environnement et les principes de l’économie bleue dans les politiques, les programmes et les projets.

Partenariats pour des initiatives bleues porteuses de transformation

L’économie bleue est l’occasion de mettre en place différentes formes de coopération et collaboration y compris les Partenariats public-privé (PPP). Il s’agit notamment de tirer le meilleur parti des PPP à travers l’identification, la conception et le renforcement des partenariats pour la recherche, la conception de produits et de concepts, les échanges mutuels et convenus de propriété intellectuelle et de ressources financières, humaines ou en nature. L’étude invite à exploiter la coopération Sud-Sud et triangulaire en collaborant notamment avec les bailleurs de fonds traditionnels et les organisations multilatérales dans le but de favoriser les initiatives Sud-Sud grâce à l’accès à des financements, à la formation, à la gestion, aux transferts de technologie et toute autre forme de soutien.

Le NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique), la Banque africaine de développement (BAD), d’autres banques régionales de développement mais également la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) ont eux aussi un rôle crucial à jouer pour soutenir l’essor de l’économie bleue en Afrique.

En conclusion, le rapport souligne que l’économie bleue repose sur une utilisation durable des écosystèmes aquatiques, l’intégration, la conservation et les principes définis dans les objectifs du développement durable (ODD), relatifs à la garantie d’un accès à l’eau et à l’assainissement pour tous avec une gestion durable des ressources hydriques ainsi qu’à la conservation et l’exploitation durables des océans, des mers et des ressources marines.

Une stratégie durable axée sur l’économie bleue favorise les activités économiques autour des ressources marines et aquatiques qui contribuent à la pérennité des lacs, des fleuves, des océans, des mers et des côtes. C’est une stratégie qui prône l’évolution des modèles d’affaires dans les secteurs traditionnels au profit de débouchés durables. C’est enfin, une stratégie qui soutient l’action d’acteurs bien spécifiques pour élaborer et mettre en œuvre des initiatives intégrées perpétuant la valeur des lacs, des fleuves, des côtes et des rivages. Les solutions passeront également par un arsenal de politiques de long terme qui, à strictement parler, sortent du champ de l’économie bleue, comme l’éducation, l’emploi, le soutien aux communautés, la microfinance et le développement d’entreprises sans lien direct avec les ressources marines ou aquatiques.

2017-07-10

La mesure qui entre en vigueur à compter de ce 1er juillet 2017, fait suite à la décision adoptée par la 27ème session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation panafricaine.

Le taux de la «Taxe à l’importation de l’UA » est fixé à 0,2% de la valeur CAF (Coût, Assurance et Fret) des marchandises importées des Etats non membres de l’Union Africaine et destinées à la consommation.

« Cette taxe a pour objectif, notamment, de fournir à l’UA des ressources stables, suffisantes et prévisibles pour la mise en œuvre de ses programmes de développement et d’intégration ainsi que pour le financement de ses opérations de maintien de la paix et de la sécurité » indique le gouvernement dans son communiqué.

Pour rappel, c’est le 17 juillet 2016, à Kigali, au Rwanda, que l’Union africaine avaient pris la « décision historique » d’adopter le principe de cette taxe afin d’assurer l’autonomie de financement de l’institution. Jusque-là, l’UA était financée à plus de 70% par des donateurs tels les Etats-Unis, l’Union européenne, la Chine ou encore la Banque mondiale.

2017-06-30

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 28 JUIN 2017

Le mercredi 28 juin 2017, un Conseil des Ministres s’est tenu de 11h à  13h, au Palais de la Présidence de la République à Abidjan, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République, Chef de l’Etat.

L’ordre du jour de cette réunion comportait les points suivants :  

A/-Mesures Générales ? Projets de loi et d’ordonnances ? Projets de décrets C/-Communications  

A/–  MESURES GENERALES 

PROJETS DE LOI ET D’ORDONNANCES 

Au titre du Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat; 

Le Conseil a adopté deux ordonnances et les projets de loi portant ratification desdites ordonnances : 

• la première ordonnance porte réduction du taux du Prélèvement Communautaire de Solidarité (PCS). 

Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la transposition, dans l’ordre juridique national, de la décision prise par la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), de réduire le taux du Prélèvement Communautaire de Solidarité (PCS). Ainsi, le PCS, actuellement de 1% de la valeur en douane des marchandises importées des pays tiers, est fixé à 0,8% à compter du 1er juillet 2017. 

• la deuxième ordonnance institue la taxe à l’importation de l’Union Africaine. 

Cette ordonnance institue en Côte d’Ivoire, à compter du 1er juillet 2017, une taxe à l’importation au profit de l’Union Africaine, dite « Taxe à l’importation de l’UA », conformément à la décision adoptée par la 27e  session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union. Le taux de la « Taxe à l’importation de l’UA » est fixé à 0,2% de la valeur CAF (Coût, Assurance et Fret) des marchandises importées des Etats non membres de l’Union Africaine et destinées à la consommation.  Cette taxe a pour objectif, notamment, de fournir à l’UA des ressources stables, suffisantes et prévisibles pour la mise en œuvre de ses programmes de développement et d’intégration ainsi que pour le financement de ses opérations de maintien de la paix et de la sécurité. La transposition dans l’ordre juridique national des dispositions relatives à la « Taxe à l’importation de l’UA » vient ainsi traduire en acte concret, l’engagement de la Côte d’Ivoire de promouvoir tous les instruments et mécanismes en faveur de l’intégration africaine.  

PROJETS DE DECRETS  

1- Au titre du Ministère des Affaires Etrangères, en liaison avec le Ministère des Transports; 

Le Conseil a adopté trois (3) décrets :

• le premier décret porte ratification et publication de l’Accord relatif aux services aériens entre le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire et le Gouvernement de la République Française, signé le 28 avril 2016 à Abidjan; 

• le deuxième décret porte ratification et publication de l’Accord relatif aux services aériens réguliers entre la République de Côte d’Ivoire et la Confédération Suisse, signé le 24 février 2017 à Abidjan; 

• le troisième décret porte ratification et publication de l’Accord relatif aux services aériens entre la République de Côte d’Ivoire et la République Portugaise, signé le 22 juin 2016 à Lisbonne (Portugal). 

Ces trois (3) accords fixent de nouveaux cadres juridiques d’exploitation des services aériens plus avantageux pour la Côte d’Ivoire. Ils se conforment ainsi aux nouvelles exigences de l’aviation civile auxquelles cette exploitation obéit désormais, notamment la multidésignation des compagnies aériennes et l’instauration d’arrangements commerciaux entre elles, la protection plus accrue de l’aviation civile contre les actes d’intervention illicite ainsi que les fréquences et capacités illimitées des aéronefs. La ratification de ces accords permettra de redynamiser le trafic aérien entre notre pays et les pays signataires et contribuera à renforcer le statut de hub aéronautique de la sous-région de l’aéroport International Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan.   

2- Au titre du Ministère de l'Agriculture et du Développement Rural, en liaison avec le Ministère des Ressources Animales et Halieutiques, le Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat, le Ministère de l’Economie et des Finances et le Ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des PME ; 

Le Conseil a adopté un décret portant reconnaissance de l’Organisation Interprofessionnelle Agricole de la filière Avicole Ivoirienne.

Ce décret reconnaît l’Inter Profession Avicole Ivoirienne, en abrégé IPRAVI, comme Organisation Interprofessionnelle Agricole de la filière Avicole.  

C/– COMMUNICATIONS 

1- Au titre du Ministère de l’Industrie et des Mines, en liaison avec le Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat et le Ministère de l’Economie et des Finances ; 

Le Conseil a adopté deux communications : 

• la première communication est relative au projet de conception, de financement, d’aménagement et d’exploitation d’une zone industrielle sur le site du PK 24 (ZI PK24-I). 

Dans le cadre de la stratégie de développement des infrastructures industrielles, le Gouvernement a identifié comme projet prioritaire, la création d’une nouvelle zone industrielle sur un site d’environ 940 ha au « PK 24 », situé le long de l’Autoroute du Nord. Relativement à la mise en œuvre de ce projet, une stratégie à deux volets a été adoptée. Le premier volet, dont l’objectif est de satisfaire la forte demande de terrains industriels, a consisté à investir directement dans l’aménagement d’une première parcelle de 62 ha. Ce programme d’urgence, d’un coût global de 12 milliards de francs CFA, lancé en avril 2015, est en cours d’achèvement. Une cinquantaine d’entreprises ont reçu une autorisation d’installation et les premières y sont déjà installées. Le second volet de la stratégie porte sur la mise en concession, dans le cadre d’un Partenariat Public-Privé (PPP), du reste de la parcelle en trois (3) phases d’au moins 200 hectares chacune. A l’issue d’un appel d’offres international  lancé en mai 2014 pour la mise en concession d’une première parcelle de 218 ha, la société de droit chinois « China Harbour Engineering Company Ltd (CHEC) » avait été retenue. Au terme des négociations avec l’opérateur et au regard du niveau important de subvention requis, le Conseil, sur proposition du Comité de négociation, a autorisé l’aménagement d’une parcelle de 100 ha de la zone industrielle de PK 24 dans le cadre d’une Maîtrise d’Ouvrage Publique (MOP) avec CHEC.  

• La deuxième communication est relative à la signature d’un Accordcadre entre la Côte d’Ivoire et AFREXIMBANK portant sur le projet de développement d’un parc industriel à Abidjan PK-24 AkoupéZeudji.  

Le Conseil a donné son accord en vue de la signature de l’Accord-cadre entre l’Etat de Côte d’Ivoire et la Banque Africaine d’Import-Export (AFREXIMBANK), relatif aux modalités de mise en œuvre des études de faisabilité de la première tranche du projet de développement et d’exploitation d’un parc industriel d’une superficie de 100 ha sur le site de PK-24 Akoupé-Zeudji. 

2- Au titre du Ministère de l'Education Nationale, de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, en liaison avec le Ministère des Affaires Etrangères, le Ministère de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur et le Secrétariat d’Etat chargé de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle ; 

Le Conseil a adopté une communication relative à la formation d’étudiants comoriens dans les établissements de l'enseignement technique et de la formation professionnelle de Côte d’Ivoire. 

Dans le cadre de la coopération entre la Côte d’Ivoire et le Gouvernement de l’Ile de la Grande Comores, le Conseil a donné son accord pour l’accueil et la formation de vingt-et-un (21) étudiants et élèves comoriens dans les établissements de formation professionnelle de notre pays.  

3- Au titre du Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat, en liaison avec le Ministère de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Poste et le Ministère de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration ;

Le Conseil a adopté une communication relative à la dématérialisation des marchés publics. 

Dans la dynamique d’une gestion efficiente des marchés publics, la dématérialisation apparait comme l’une des réformes majeures susceptibles de répondre aux attentes des différents acteurs intervenant dans les opérations de la commande publique. Cette réforme offre de nombreux avantages, dont la réduction des coûts, la célérité dans les échanges de données, le renforcement de la transparence des procédures et une meilleure absorption des crédits budgétaires. La mise en œuvre d’un tel projet a nécessité le développement d’une plateforme de dématérialisation en deux phases, confiées à des PME Ivoiriennes. La phase 1 met l’accent sur la dématérialisation des procédures impliquant les acteurs de l’administration.  La phase 2, dont le lancement interviendra en janvier 2019, intègrera à terme, les acteurs privés, notamment les opérateurs économiques impliqués dans la gestion des marchés publics. L’exécution de la 1ère phase du projet se décline en trois modules clefs ; - le module « E-marchés-publics », qui intègre la gestion électronique des requêtes adressées à la Direction des Marchés Publics,  - le module « E-learning », dont l’avantage est de permettre à tous les acteurs de se former sans se déplacer,  -  et le module « Décisionnel », qui permettra de générer des tableaux de bord et de rédiger les rapports sur les opérations de passation de marchés publics. 

Ainsi, le Conseil a instruit les ministères concernés à l’effet de prendre toutes les mesures nécessaires pour accélérer la réalisation du projet de dématérialisation du processus de passation de marchés publics.   

4- Au titre du Ministère de la Salubrité, de l'Environnement et du Développement Durable ; 

Le Conseil a autorisé l’organisation d’un salon du type « POLLUTEC » en Côte d’Ivoire.

Cet évènement sous-régional prévu pour se tenir en 2018, adressera les thématiques d’un Salon POLLUTEC classique, à savoir les technologies et équipements pour l’environnement, mais également les thématiques touchant aux villes durables, telles que les énergies renouvelables, la construction, le transport, etc. Le Conseil a instruit l’ensemble des Ministres concernés à l’effet de prendre les mesures nécessaires pour l’organisation de cet évènement, notamment, la mise en place d’un comité de pilotage dans les meilleurs délais.  

5- Au titre du Ministère de la Salubrité, de l'Environnement et du Développement Durable, en liaison avec le Ministère d’Etat, Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, le Ministère de l’Industrie et des Mines, le Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat, le Ministère de l’Economie et des Finances et le Ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des PME ; 

Le Conseil a adopté une communication relative à l’organisation de la Journée Mondiale sans Sachets Plastiques le 03 juillet 2017. 

Cette journée, célébrée par la communauté internationale, a pour objectif le renforcement de la mobilisation mondiale autour du fléau que constitue la pollution des sachets plastiques. Dans notre pays, différentes actions et activités marqueront cet évènement, notamment  une conférence de presse au cours de laquelle seront présentés le bilan de la mise en œuvre de la mesure d’interdiction en vigueur depuis novembre 2014, la présentation d’initiatives réussies de reconversion d’anciens travailleurs du secteur de la plasturgie ainsi que les actions de sensibilisation, de contrôle et de répression mises en œuvre par le Gouvernement. 

6- Au titre du Ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l'Emploi des Jeunes et du Service Civique, en liaison avec le Ministère d’Etat, Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, le Ministère du Plan et du Développement, le Ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et le Ministère de la Femme, de la Protection de l’Enfant et de la Solidarité ; 

Le Conseil a adopté une communication relative aux résultats du projet « inclusion sociale des jeunes de Côte d’Ivoire », conduit par l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE), et cofinancé par l’Union Européenne.  Ce projet, qui couvre 10 pays partenaires dont la Côte d’Ivoire, avait pour objectifs spécifiques, de produire des analyses pertinentes à l’échelle nationale sur l’inclusion des jeunes et de fournir une formation appropriée aux acteurs nationaux, afin d’amener ces derniers à participer plus efficacement au dialogue sur les politiques en faveur des jeunes, à leur conception et à leur évaluation.   Ainsi, de nombreux aspects ont été explorés, notamment les domaines de la santé, de l’éducation, des compétences, de l’entrepreneuriat ainsi que du bien-être des jeunes. Sur la base des résultats de l’analyse effectuée, des recommandations concrètes en matière de politiques publiques ont été proposées.  

7- Au titre du Ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l'Emploi des Jeunes et du Service Civique, en liaison avec le Ministère de l'Agriculture et du Développement Rural, le Ministère des Ressources Animales et Halieutiques, le Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat, le Ministère de l’Economie et des Finances, le Ministère de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Poste, le Ministère de l’Emploi et de la Protection Sociale, le Ministère de la Femme, de la Protection de l’Enfant et de la Solidarité et le Ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des PME; 

Le Conseil a adopté une communication relative au Programme national d’incubation de 100 start-up dans les secteurs agropastoral et des TIC. 

Ce programme d’incubation vise à apporter une réponse efficace aux préoccupations des jeunes entrepreneurs porteurs de projets innovants à fort potentiel. Il permettra à 100 jeunes entrepreneurs, âgés de 18 à 40 ans, d’acquérir une plus grande capacité technique et d’accéder plus facilement au financement. Deux secteurs d’activités prioritaires, à savoir le secteur agropastoral et celui des TIC, ont été retenus pour la phase pilote du programme.    

D/– DIVERS 

Au titre du Ministère des Ressources Animales et Halieutiques; 

Le Conseil a été informé de la mise à disposition de la Côte d’Ivoire d’un appui financier de la Commission de l’Union Economique Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) en vue de renforcer le fonctionnement du système national de surveillance épidémiologique vétérinaire. Cet appui financier s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des services vétérinaires des Etats membres de l’UEMOA.   

 

Fait à Abidjan, le 28 juin 2017  Bruno

Nabagné KONE

Ministre de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Poste, Porte-parole du Gouvernement

porteparoledugvt@telecom.gouv.ci

2017-06-30
DOSSIER : Immigration clandestine

« L’immigration clandestine est un phénomène contre lequel il faut lutter. Il est vrai que dans toute chose il y a des risques, mais, ici on se demande bien quel est le bénéfice ? Si vous partez dans ces conditions, il est clair que vous n’aurez pas de boulot. Ceux qui croient trouver le bonheur en Europe se trompent lourdement(…)» Parole de l’ambassadeur d’Allemagne en Côte d’Ivoire, Son Excellence Dr Claus Auer. Il profitait ainsi, d’une tribune au siège de la Fondation Friedrish Naumann à Abidjan, pour interpeller les jeunes ivoiriens séduits par l’immigration clandestine dont les candidats courent également de gros risques : Celui d’être d’être récupéré par des cellules terroristes mais aussi et surtout mourir par noyade lors de la traversée de la Mer méditerranée , sur des embarcations de fortunes qui chavirent régulièrement.

En dépit de la mise en garde du diplomate allemand et de certains de leurs proches l’on assiste à une ruée des jeunes africains de l’ouest et particulière les jeunes ivoiriens vers ce fléau qui est en train de ‘dévorer’ une bonne partie de la jeunesse ivoirienne en quête d’un hypothétique Eldorado en Europe.

Les données de la fondation allemande Friedrish Naumann engagée depuis quelques années dans la lutte contre cette ‘pandémie’ des temps modernes donnent froid dans le dos et indiquent bien que la côte d’alerte est plus que dépassée, et qu’il faut mettre fin à l’hémorragie. Konaté Sophie de cette fondation révèle que «5 jeunes africains sur dix candidats à l’immigration clandestine arrivent dans le pays de transit ou de destination. S’ils ne meurent pas en route. La Méditerranée c’est 5 fois et demi la Côte d’Ivoire et la Lybie c’est cinq fois et demi la Côte d’Ivoire. On ne les traverse pas aussi facilement»

 L’immigration clandestine ou l’immigration irrégulière, continue de semer la mort dans les familles et en dépit des campagnes de sensibilisation, ne cesse de prendre de l’ampleur notamment en Côte d’Ivoire. A partir des réseaux mafieux des marchands de la mort et de la traite des personnes continuent de promettre ‘le paradis’ aux candidats à l’aventure périlleuse.

Malgré le tableau sombre et des plus macabres, l’immigration clandestine ne cesse d’attirer les bras valides ouest africains qui ne rêvent que d’aller se chercher à Bako’, c'est-à-dire derrière l’océan en Malinké. Pour être précis : en Europe. Mais à quand remonte le début de cette ruée des jeunes africains vers l’Europe via cette filière et combien sont t-ils à ce jour à être recueillis moribonds régulièrement par des forces maritimes européennes et des Organisations non gouvernementales, aux larges de côte italiennes ou bloqué de l’enfer libyen ; pays de transit par excellence ? ( Voir encadré 2) Combien sont les jeunes ivoiriens ou présumés ivoiriens dans cette hécatombe ? Bien malin celui qui pourra répondre à cette question.

Une chose est sure : c’est très souvent que certains membres du convoi à l’aventure qui réussissent à traverser l’eau, annonce aux parents, la mort par noyade de leurs enfants.

 

Ces témoignages qui donnent froid dans le dos

 

Un dimanche de 26 février 2017, aux environs de 11heures tapantes, un coup de fil en provenance de l’extérieur vient d’annoncer à B. Seydou, opérateur économique à Abidjan, la mort de son fils Ibrahim qui avait à peine 25 ans. Depuis quelques années, le jeune Ibrahim, nous dit-on, nourrissait le projet d’aller en Europe comme bien de jeunes de son âge.

Entre émotion, sanglots et les yeux pleins de larmes, B. Seydou entouré des ressortissants de son village témoigne : « (…) Il a toujours eu envie de partir en Europe. Face à son intransigeance nous lui avons dit d’attendre son grand frère qui revient bientôt au pays. Avec lui, il pourra partir par la voie normale. Mais que nenni. Quand nous avons appris qu’il avait choisi l’option de l’immigration clandestine, nous a vont engagés des recherches au niveau de tous les points susceptibles d’être des filières utilisées par les candidats à cette forme d’immigration. Après des recherches intenses, nous l’avons localisé au Niger. Là, nous lui avons demandé de retourner au pays et nous avons envoyée le transport pour son retour. Une dame au nom de qui nous avons envoyé l’argent nous a même donné les références d’un car abord duquel, notre fils avait embarqué pour Abidjan »

Malheureusement que ne fut la surprise et le désenchantement des parents d’Ibrahim, de constater qu’ à l’arrivée du véhicule indiqué que leur progéniture n’y était pas. « Le jour indiqué, nous sommes partis à la gare mais nous ne l’avons pas vu.(…) C’est plus d’un mois après que nous l’avons repéré cette foi en Lybie dans la localité de Zabrata ( libye). Nous avons aussi, engagé des démarches pour le faire revenir au pays via le Croissant rouge. Mais hélas on vient de nous apprendre que lors de la traversée de la Mer Méditerranée, l’embarcation a chaviré et Ibrahim, notre fils a péri(…) » Ainsi Ibrahim qui est mort par noyade, voit son rêve d’aller ‘derrière l’eau’ s’arrêter aux larges des côtes italiennes. Le jovial Ibrahim et parfois grognon sur les bords, n’atteindra pas l'île de Lampedusa ou Lampédouse en Italie. Sa famille et les membres de sa communauté musulmane ont organisé dès la confirmation de sa tragique disparition ont organisé ses funérailles conformément aux prescriptions du Saint coran au domicile de ses parents dans un sous –quartier de Yopougon le 26 février 2016.

Dans nos investigations, nous avons appris d’une source très crédible libyenne que des milliers jeunes africains en transit par la Libye pour l’Europe croupissaient dans les geôles de fortunes libyennes. Un nombre à revoir à la baisse selon des sources officielle.( voir Encadré 1 : interview Dg des Ivoiriens de l’extérieur) Au nombre des prisonniers, Emile Lama, la trentaine environ, est originaire de l’ouest montagneux ivoirien. Menuisier –ébéniste de formation, ce natif de Houphouët-ville, un quartier de Danané( ville de l’ouest montagneux ivoirien) gagnait pourtant bien sa vie dans son atelier au sous quartier Gesco de Yopougon, où il confectionnait de très beaux meubles en bois rare.

Piqué lui aussi par le virus de l’aventure, un matin, le jeune Lama décide de tenter l’aventure pour l’Europe. Abandonnant sur les bords de la Lagune Ebrié, l’un de ses enfants et sa compagne qui attendait de lui un enfant né en son absence. Voyant les photos à nous envoyée par nos sources, la sœur de l’infortuné aventurier ne manque d’écraser des larmes. J. Lama c’est d’elle qu’il s’agit témoigne : « A plusieurs reprise, je lui ai déconseillé d’aller à l’aventure. Je lui ai même envoyé des émissaires pour l’en dissuader. Car, Emile gagnait bien sa vie ici. Il a tout vendu, pour s’offrir un billet d’avion pour le Maroc. Malheureusement pour lui, à son arrivée au Maroc, à bord d’un taxi, il a été dépouillé de tout ce qu’il avait comme argent et portable. Pour survivre, il a fait un petit contrat durant le mois du jeune du Ramadan 2016. A l’étape marocaine, je lui ai réitéré ma position en lui demandant de revenir au pays. Une petite sœur lui a envoyé même 50 mille Fcfa. Au lieu de revenir, il nous appelle pour nous dire que lui et ses compagnons de route avait mis le cap sur l’Algérie avec son salaire d’un mois qu’il a perçu.»

C’est grâce à des membres d’une Association des ressortissants d’un pays de l’Afrique de l’ouest que nous avons été alertés. Par ailleurs, nos sources font état de la présence dans les geôles de fortune libyennes, de plus 400 ressortissants ivoiriens dont une centaine de jeunes filles livrées à la prostitution. En véritables objets de plaisir ( Voir encadré 3 ). Au nombre de ces jeunes aventuriers pris au piège, le compatriote Emile se sert aujourd’hui de béquilles pour se déplacer.

Renseignement pris auprès de sa sœur, « c’est en voulant traverser la frontière algero- libyenne qu’on a tiré dans ces pieds.Quand ils l’ont transféré à l’hôpital, il nous a appelé pour lui dire qu’ont tirait du sang. C’est vrai que c’est dur au pays, mais Abidjan n’est-il pas mieux que cette galère ? » Vrai ? Par les mêmes sources, nous finirons par entrer en contact avec l’infortuné Lama Emile que nous avons pu joindre par téléphone. D’une voix à peine audible, il confirme les informations à nous livrées plus haut par sa sœur quand il ajoute : « En quittant Abidjan, je voulais aller en Angleterre. En route, j’ai travaillé durant deux mois pour des chinois.

C’est sur mes économies que j’ai voulu rallier la Libye et les passeurs nous ont demandé de l’argent et nous étions un groupe de ressortissants de l’Afrique de l’Ouest. A moi, les passeurs à la frontière algéro- libyenne, m’ont demandé environ 600euros soit plus de 393 mille Fcfa. Après avoir passé cette étape, ils nous ont livré à des miliciens qui nous ont menacés et tiré sur nous, Ce qu’ils ont fait et moi j’ai pris des bals dans les jambes et nous ont jeté en prison. Où la vie est intenable. Ce après nous avoir dépouillé de nos derniers petits jetons et billets de banques »

 

Les raisons d’un départ massif des jeunes africains de l’Ouest

 

Mais qu’est- ce qui attire tant ces jeunes africains de l’ouest dont la plupart périsse tant à la traversée de la Mer Méditerranée qui est devenue pour nos frères, un véritable mouroir, s’ils ne restent pas coincés en Lybie. Précisons que depuis la chute du régime Kadhafi , son pays est devenu une jungle et pays de non droit dont se disputent deux clans rivaux avec deux gouvernements dont l’un est reconnu par la communauté internationale.

Selon M. Issiaka Konaté, le Dg des ivoiriens de l’extérieur, « à ce jour, ce sont plus de 200 mille subsahariens qui sont coincés en Lybie. Un pays qu’il faut stabiliser après la fermeture du passage marocain. En ce qui concerne les 11 mille arrivées en Italie, ceux dont ont parle sont des présumés ivoiriens( …). Il faut décourager l’immigration irrégulière et encourager la voie légale en démantelant les réseaux qui existent »

Quant à Ouattara Issouf, secrétaire général de l’Ong ‘Sos immigration clandestine’ créée dans les années 2007, que nous avons interrogé en l’absence de son président en mission, croit en savoir davantage sur ce qui poussent ces jeunes africains à entrer dans la nasse de cette aventure. Il nous apprend : « En son temps déjà, les jeunes qui s’adonnaient à ce genre de voyage là voulaient forcement réussir en Europe alors qu’ils gagnaient bien souvent leur vie dans des activités informelles. L’exemple de ceux qui étaient là bas et qui avaient réussi à s’insérer là bas, les incitait à partir. Ils préféraient donc partir en Europe, faire un ‘ djossi’, fructifier leur argent et revenir investir au pays pour aider leurs familles. Aussi, après la décennie de crise qu’à traverser notre pays, la pauvreté c’est beaucoup accentuée. Le chômage des jeunes aussi. Etant donné qu’en 2007, certains ont pu entrer en Europe via la Méditerranée. Cela a encouragé beaucoup de jeunes à s’y essayer. Vu que l’obtention du visa pour y aller n’était pas du tout facile. Certains ont décidé de passer par cette voie là encouragés en cela par leurs parents.( …) dont les conditions d’existence étaient très pénibles »

Depuis quelques années, le profil des candidats à l’immigration clandestine a changé. Car, « Avant on se disait que c’étaient les jeunes débrouillards et illettrés qui étaient concernés par le phénomène. Mais aujourd’hui, la jeunesse estudiantine est touchée de plein fouet. Voire même des agents de la fonction publique et des agents du secteur privé s’y adonnent également. Considéré comme un phénomène marginal il y a quelques années, l’immigration clandestine ne cesse de prendre de l’ampleur » Avant de faire cette révélation troublante : « Nous n’avions pas de chiffres exacts. Toutefois des jeunes de la Sous région, précisément des pays comme le Mali, le Burkina Faso venaient travailler ici en Côte d’Ivoire, se faire de l’argent pour pouvoir entreprendre ce voyage là. Lors de ces séjours là ils exerçaient des emplois saisonniers pour se faire de l’argent et retournaient chez eux. Mais Ils avaient eu l’occasion de se tisser des relations ici avec qui ils gardaient des contacts. ( …) En 2008 déjà, il n’ y avait pas assez de jeunes ivoiriens candidats au départ à l’immigration clandestines mais ceux qui venaient de la sous région étaient les plus nombreux »C’est tout dire ! Pourquoi Daloa est considérée à tord ou à raison comme le point de départ des convois à l’immigration clandestine ?

 

Malgré tout, ils sont tentés de repartir

 

« Beaucoup de jeunes ex- candidats à l’immigration clandestines viennent nous voir. C’est comme un échec dans leur vie. Ils ne nous expliquent pas où ils étaient, ils vivent en autarcie parce qu’ils ont le sentiment d’avoir échoué. Ce qui n’est pas le cas quand ils réussissent. Ce que nous faisons ici au niveau de notre Ong, c’est de les accompagner psychologiquement parce qu’ils sont prêts à repartir à tout moment. Selon ceux que nous recevons ici, tout ce que vous pouvez imaginer comme non respect des droits l’Homme ont lieu dans le désert. Aussi ceux sur qui nous arrivons à mettre la main, nous les aidons à rédiger des projets. Mais comme ils le disent eux-mêmes, ils préfèrent repartir et s’il le faut mourir sur la route. Parce que c’est plus fort qu’eux. Nous ici, aussi nous sommes dans un projet où nous assistons ceux qui ont accepté le rapatriement volontaire » nous confie Issouf Ouattara. Ce projet qui a déjà permis d’aider à la réintégration d’une dizaine de jeunes à travers le projet Avr qui est piloté par l’Oim( depuis 2016) qui a permis d’aider plusieurs dizaines d’ivoiriens à revenir aux pays.

Ensemble nous sommes plusieurs acteurs à aider ceux qui reviennent volontairement Et si c’était à refaire ? Emile Lama qui est rentré à Abidjan le 21 mars 2017 est formel quand il dit : « Frère, si c’était à refaire je ne m’engagerais plus dans cette aventure périlleuse. C’est très dur ici à Tripoli. A Abidjan je gagnais bien pourtant ma vie. Je vais dans un premier temps me soigner et reprendre mon métier. Je suis menuisier ébéniste » Sur les 180 annoncés, ce sont plus de 150 volontaires qui sont effectivement rentrés à Abidjan. Depuis, leur retour, ils sont soit en pleine rééducation pour ceux qui et ont été blessés bals( Cas Emile Lama), soit sous assistance psychologique, pour se remettre des abus et traumatismes subits en ce qui concerne les mineurs. Si livrés désormais à eux-mêmes, ils tentent bien que mal de reprendre tout à zéro.

Encadré 1 : Plus 3500morts en moins d’un an

En 2016, les données de la Direction générale des ivoiriens de l’extérieur consolidées par l’Organisation international de la migration( Oim) sont très précises. Des données datant en effet de juillet 2016, en provenance de Lampedusa, une île Italienne d’une superficie de 20,2 km² et peuplée par moins de 6 000 habitants. En effet, sur 71 mille « aventuriers » africains recueillis dans cette ville, 4000à 4500 sont des jeunes ivoiriens. Des données qu’il faut revoir rapidement à la hausse depuis le début de l’année 2017. Les chiffres l’Organisation international de la migration,( Oim) ajoute qu’ « Avec 839 migrants, la Côte d’ivoire est en tête des arrivées en Italie via la mer méditerranée, du 1er janvier au 15 février 2017 contre 332 au cours de la même période en 2016 . Sur cette période la Côte d’Ivoire devançait ainsi, au cours de cette période, la Guinée (796) et le Nigéria (483) » Et les morts ? Les mêmes sources précisent que durant les 9 premiers mois de l’année 2016, « plus de 3 500 personnes avaient déjà perdu la vie sur les routes migratoires méditerranéennes. Ce malgré le sauvetage de milliers de personnes par les marines italienne et grecque. Cela représente 17,1 morts chaque jour depuis janvier, et plus de 90 % des morts que l’Oim a pu documenter sur l’ensemble des routes migratoires du monde en 2016 »

B. M.

Encadré 2 : De 130 mille Fcfa en 2000, les passeurs réclament plus de 1 million de Fcfa en 2017

Daloa, de l’avis de beaucoup de personnes ressources est jusque-là considéré comme la plaque tournante et point de départ de l’immigration clandestine. Un ‘ hub’ dont les circuits de convoyages des passagers partent de certaines communes d’Abidjan : Abobo, Adjamé, Koumassi… Des informations émanant de l’Ong « Sos immigration clandestine » nous confortent bien dans notre assertion « Fin 2016 nous sommes allés à Daloa qui est non seulement un point névralgique mais une petite localité. Tout ce qui survient est su de tout le monde. On nous a dit que le réseau de Daloa est le plus sûr pour arriver en Lybie » ajoute l’Ong « Sos immigration clandestine ». De la Côte d’Ivoire, les circuits de connexion partent des casses et autres marchés de ventes de téléphones mobiles bien connus sous l’appellation de ‘blackmarket’ voire même dans les lieux de culte. Puis, une brosse à dents, un drap de fortune, et une serviette dans un sac à dos, de bras valides, embarquent pour soit pour le Burkina Faso soit pour le Mali. Puis commence le périlleux voyage à travers le désert qui commence à partir d’Agadez au Niger. Puis l'Algérie, pour entrer en Libye par le sud, dans un village du nom de Gat. En route pour la capitale libyenne, les migrants passent par Obari, puis Sabbah. Mais combien déboursent- ils comme transport ? Si dans les années 2000 ce parcours du combattant pouvait coûter 130 mille Fcfa à partir de Bouaké, nos sources nous indiquent que « les candidats à cette forme d’immigration déboursent nos jours, au départ d’Abidjan entre 1 million de Fcfa et 1,1 million Fcfa, avant d’être convoyés vers Daloa par des passeurs. Précisément au quartier Marrai, majoritairement peuplé par la communauté malinké. Des jeunes de ce quartier malfamé de la ‘cité des antilopes’ n’hésitent pas à vendre des biens de leurs familles, pour s’offrir le fameux voyage.» Ici au quartier Marrai, des intermédiaires les mettent en contact avec un certain ‘Abou Premier’ ou ‘Diaby’. Qui sont-ils ? Nous ne pouvons en dire plus. Mais une chose est certaine, ‘Abou premier’ et ‘Diaby’ sont des personnages très mystiques et mystérieux. Au dire de potentiels candidats à l’immigration clandestine, « ce sont eux qui sont en contact avec les réseaux Touareg au Niger et dans le désert jusqu’en Libye. Chaque candidat a un nom de code en partant de la Côte d’Ivoire pour le Niger. Dans ce pays commence une autre étape dangereuse via le désert pour la Lybie avec un nom de code. Difficile ou presqu’impossible de communiquer avec ses parents restés au pays. S’il y a de l’argent à envoyer c’est à eux. Si tu persiste à leur échapper, ils peuvent te tuer froidement» Nous retrace M. B., la vingtaine révolue qui nous rapporte ainsi , les propos de plusieurs amis de quartiers qui ont eu la chance de se retrouver de l’autre côté de la Mer méditerranée. Ces derniers ont confié également à notre interlocuteur que d’autres aventuriers ivoiriens affirment avoir été régulièrement l’objet d’abus sexuel de la part de certains passeurs et autres acteurs de ce circuit du commerce macabre. « Ils ne sont pas humains. Très souvent, tu es obligé de passer à la casserole pour te faire sod…. Si tu ne veux pas, ils te battent comme leur femme » rapporte t-il. Daloa et pourtant, les résultats d’une enquête réalisée par ‘Sos immigration clandestine’ est formelle : « Le nombre de personnes qui part d’Abobo et d’Adjamé est plus élevé que celui de Daloa. D’Abobo en passant Adjamé, Koumassi et Abobo, les jeunes ne parlent que de ça. Nous avons infiltré des filières dans ces communes là. Les résultats de nos investigations sont édifiants. « 90 des jeunes interrogées veulent partir en Europe pour une raison ou pour une autre. Soit pour étudier soit pour mener une petite activité. En fin d’année 2015, il y a plus de 200 élèves qui n’ont pas subit les examens de fin d’année, parce qu’ils ont pris le chemin de l’immigration clandestine. Le monde estudiantin est en train d’être fortement miné par le fléau et c’est inquiétant ». Il est temps grand temps qu’on mettre en œuvre le plan Marshall tant promis, pour l’Afrique pour freiner l’immigration clandestine. 

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    Un rapport de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) fait du secteur bancaire ivoirien, le ‘’leader’’ de la zone de l’Union monétaire ouest-africain (UEMOA).
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