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Transport Aérien: Trafic record de 2,07 millions de passagers pour l'aéroport d'abidjan 2018-02-08 | Plus de 300 filières d'immigration clandestine démantelées en 2017. Les principales filières d'immigration clandestine sont issues d'Irak et de République démocratique du Congo, suivies par la Chine, le Maroc et l'Albanie (AFP): Un record de 303 filières d'immigration clandestine ont été démantelées en 2017, soit une hausse de 5,9% par rapport à 2016, selon une information du «Figaro». En six ans, de 2011 à 2017, le nombre de filières démantelées a grimpé d'environ 67%. Les services de police et de gendarmerie ont démantelé en 2017, 139 filières d'aide à l'entrée et au séjour irréguliers contre 118 en 2016. Viennent ensuite les filières de travail illégal (62), d'usage de faux (35), d'obtention indue de documents administratifs (32), de reconnaissance indue d'enfants (21), d'usurpation d'identité (12) et d'organisation de mariage de complaisance (2). Les principales filières d'immigration clandestine sont issues d'Irak et de République démocratique du Congo, suivies par la Chine, le Maroc et l'Albanie, a détaillé la source citant un bilan de la Police aux Frontières. 2018-01-30 | Union Africaine: UA/ Le Président rwandais Paul KAGAME élu à la tête de l'union Africaine pour un an 2018-01-29

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21-02-2018 | 19:44
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Cette conférence de presse du Premier Ministre, lui a permis de montrer combien le gouvernement compte s’engager à améliorer les conditions de vie des populations, en poursuivant les investissements dans des secteurs sociaux  de base comme l’éducation, la santé et l’eau potable.

Pour avoir l’intégralité du discours cliquez ici

2018-02-16

Le Président de la Commission salue le bon déroulement du scrutin dans le calme. Toutefois, le Président de la Commission est préoccupé par l’évolution de la situation en Guinée caractérisée par des vives tensions émaillées de violences causant des pertes en vies humaines et des blessés.

Cette violence postélectorale est préjudiciable à la paix et à la quiétude qui prévaut dans le pays et dans la région.

Le Président de la Commission lance un appel aux partis politiques et aux candidats indépendants ainsi qu’à leurs partisans de s’abstenir de tout recours à la violence et de privilégier les voies de dialogue et de recours pacifiques prévus et définis par les dispositions légales en vigueur.

 

Le Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) condamne avec la plus grande fermeté cette expansion de violence, souhaite un prompt rétablissement aux blessés et exprime sa compassion et sa solidarité aux familles éplorées, ainsi qu’au Gouvernement et au peuple Guinéen.

Télécharge le fichier pdf ici

Le Président de la Commission de la CEDEAO

Marcel A. de SOUZA

2018-02-12

Dr Nango Dembélé dans son allocution de clôture a tenu à remercier chaleureusement l’ensemble des délégations des pays membres duCILSS présentes à ce grand rendez vous. Son propos a rappelé l’impact des actions du CILSS dans les différents secteurs de la vie économique des Etats membres et de la sous région. Ainsi, la notoriété de l’institution et sa place de leader technique et scientifique au cœur de la résilience des populations sahéliennes et ouest africaines est une source de fierté pour ses Etats. Il a également résumé les différentes conclusions issues des débats constructifs qui ont animé le huis clos, à savoir :
- L’accélération de la mise en œuvre de la réforme organisationnelle et institutionnelle de l’institution,
- Le défi du financement durable de l’institution,
- Le renforcement des CONACILSS,
- Le paiement des arriérés des cotisations des Etats membres.

Il a enfin invité les institutions à la mutualisation des efforts et à une synergie des énergies afin de relever les défis de la lutte contre l’insécurité alimentaire, le recul de la pauvreté et la stabilité dans l’espace sahélien et ouest africain.

Des motions de remerciements des participants ont été adressées au peuple et gouvernement nigériens, aux Partenaires Techniques et Financiers ainsi qu'au Comité national d'organisation de ces instances.

Le communiqué final de cette 53ième session du Conseil des Ministres a fait état des différentes décisions prises par le Conseil des Ministres. Il s’agit entre autres de:
-l’engagement au plaidoyer pour le paiement des arriérés de cotisation, 
-la procédure de mise en œuvre de la réforme de l’institution, 
-la mutation du Comité Sahélien des Pesticides en Comité Sahélien et Ouest Africain d’Homologation des Pesticides (COAHP) logé à l’institut du Sahel à Bamako, 
-la construction du siège de l’Institut du Sahel après le don de l’Etat malien d’un espace dédié,
- la nomination du nouveau Directeur Général du Centre Régional AGRHYMET en la personne de M. Souleymane Ouédraogo, 
-l’endossement du Centre Régional AGRHYMET comme Centre Climatique Régional du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest par la CEDEAO.

De plus, C'est N'Djamena qui a été choisi pour abriter la prochaine 54ième session du Conseil des Ministres.

2018-02-07

Occasion pour lui de présenter les différentes institutions, les Etats membres, les ambitions, les grands chantiers, les défis et les perspectives, ainsi que la Vision 2020 de l’organisation régionale.

Devant plusieurs personnalités ivoiriennes, notamment le ministre de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, Ally Coulibaly, parrain de l’événement, et le représentant résident de la Cedeao en Côte d’Ivoire, l’ambassadeur Babacar Carlos Mbaye, le conférencier a évoqué les défis majeurs de cette Vision en termes de pauvreté, de forte démographie, de problématique des conflits et du terrorisme.

Cette conférence, organisée par la représentation résidente de la Cedeao en Côte d’Ivoire, a pour ambition de mieux faire connaître l’organisation régionale dans ce pays.

De hauts fonctionnaires ivoiriens, des responsables d’associations de ressortissants de pays ouest-africains, des diplomates accrédités auprès de la Côte d’Ivoire, des représentants d’organisations de la société civile et du secteur privé, des étudiants et enseignants, de même que des journalistes ont assisté à cette conférence.

La séance des questions-réponses, animée par le conférencier et le représentant du gouvernement ivoirien, Stéphane Aka-Anghui, a porté sur le développement économique, la paix, la sécurité, la culture et l’immigration en Afrique de l’Ouest, sans oublier la monnaie unique et l’adhésion du Maroc à la Cedeao. 

Pour sa part, l’ambassadeur Babacar Carlos Mbaye a éclairé l’assistance sur la vision de la Cedeao sur les problématiques liées à l’immigration clandestine, l’emploi des jeunes, la recherche académique et la culture.   

2017-11-20
DOSSIER : MIGRATION IRRÉGULIÈRERE

Pendant que les regards sont tournés vers Daloa, ville ivoirienne identifiée  comme le point de recrutement et de départ des candidats à l’émigration clandestine vers l’Europe ;  Yamoussoukro, capitale politique et administrative du pays, est le véritable épicentre de ce phénomène ravageur.

En effet, cette ville est la plateforme de transit des migrants qui partent de la Côte d’Ivoire pour  la mer méditerranée avant de rejoindre les côtes européennes. Le transbordement se fait par le canal de la société Sonef, une compagnie de transport  installée à Yamoussoukro dont les responsables disent ignorer les vraies intentions de leurs différents passagers.

Le dimanche 1er octobre 2017, nous nous faisons passer pour des aventuriers. Des personnes contactées  nous informent qu’il n’y a que la compagnie de transport Sonef qui rallie la Côte d’Ivoire à la ville d’Agadez située dans le nord du Niger. Le voyage dure 24 heures au maximum, nous apprend-on. Le ticket pour la liaison directe Yamoussoukro-Agadez  est à  52.000 fcfa.  Les départs ont lieu  tous les jours  à partir de 6h du matin.

Il y a également la possibilité de descendre à Niamey, la capitale du Niger, à 35.000 fcfa, avant  d’emprunter un autre véhicule pour Agadez à 24.000  fcfa. Soit, un total de 59.000 fcfa.  La première option est celle qu’utilisent les réseaux d’émigration clandestine vers l’Europe.

UN TRAFIC QUI RAPPORTE GROS À DES RÉSEAUX MAFIEUX

Une source au fait du réseau mais qui a requis l’anonymat, pour des raisons évidentes de sécurité, nous informe que les migrants proviennent de diverses localités de la Cote d’Ivoire. Entre autres, de  Daloa, Soubré, Divo, Abidjan, San-Pedro etc.  Ils arrivent souvent par convois via  minicars de transport en commun communément appelés « Massa ». « Les rabatteurs font les recrutements dans les autres villes, mais les migrants passent presque tous par Yamoussoukro. C’est ici qu’ils viennent prendre les cars qui se rendent directement au Niger », indique notre source. Avant de lancer discrètement à un jeune homme, candidat, à l’émigration clandestine : « Si vous voulez aller en Libye, il vous faut avoir un réseau. Il faut connaitre quelqu’un qui va vous conduire d’Agadez en Libye où il faut avoir aussi un passeur qui va vous faire traverser la mer.  Il y a des malhonnêtes certes, mais si vous connaissez des gens, il n’y a pas de problème ».

A quelques pas de nous, un individu tente en vain de dissuader un migrant clandestin de s’en aller vers l’inconnu. Il lui raconte même la mésaventure de sa cousine bloquée à Bamako (Mali).  « Ma cousine Awa a été abordée par un homme à Abidjan qui a promis de l’envoyer au Qatar. Pendant son escale à Yamoussoukro, elle m’a appelé pour me dire qu’elle se rendait au Mali avec un “vieux père“.

De Bamako, elle devrait rejoindre le Qatar comme promis. A sa grande surprise, elle a trouvé  d’autres jeunes filles qui attendaient dans un hôtel à Bamako. Elles y ont été rassemblées par cet homme qui se faisait passer pour son “vieux père“. Elle a constaté que ce dernier n’avait pas de pratiques claires parce qu’il leur a arraché leurs documents. Un jour, elle nous a appelés un jour pour nous dire qu’elle est servante au Koweit. Mais depuis lors, nous n’avons plus de ses nouvelles». 

Le témoignage de cet homme qui tente de décourager le jeune homme, candidat à l’émigration clandestine, montre  clairement qu’il s’agit de réseaux clandestins bien organisés.  EnCôte d’Ivoire,  ces réseaux ont des représentants à Abidjan et dans certaines  villes du pays. Ceux-ci sont chargés d’aborder  les candidats.  Ils leur font miroiter l’eldorado en Europe ou dans les pays du Golf.  L’émigration clandestine vers l’Europe se fait en plusieurs étapes. 

Après le recrutement, les migrants sont convoyés de la Côte d’Ivoire jusqu’à Agadez, ville située dans la partie septentrionale du Niger, plaque tournante du phénomène. Dans cette localité, selon nos sources, se trouvent des intermédiaires  qui hébergent  les candidats à l’émigration clandestine, en attendant le jour de leur départ vers la Libye ou l’Algérie.

Ces intermédiaires ou passeurs sont appelés « Yantchaga » qui signifie « passeurs » en haoussa, langue parlée au Niger.  Ces passeurs sont souvent des ex-combattants en Libye ou d’anciens migrants.  La deuxième étape consiste à rallier Sebbah, la première ville du sud de la Libye. La troisième étape est de quitter Sebbah pour Sebratha  ou d’autres villes du nord de la Libye.

Et enfin la quatrième étape est la traversée de la mer méditerranée pour atteindre les régions de Lampedusa et de Sicile  en Italie. A chaque niveau, il y a des passeurs qui proposent leurs services payants aux migrants clandestins.

LE RÈGNE DES PASSEURS ET LES «MAISONS DE CRÉDIT»

Le déplacement d’Agadez à Sebbah,  long d’environ 1500 km, se fait soit en pick-up, soit en camion. Les tarifs varient en fonction des véhicules. Mais le migrant doit  débourser au moins 150.000 fcfa.   Les migrants sans argent à partir d’Agadez sont pris en charge par les « Yantchaga » qui règlent le transport pour ceuxci. Une fois à Sebbha,  les migrants sont conduits  dans des « Guidan Bashi » qui veulent dire  « maisons de crédit ». 

Le responsable de cette maison qui héberge les migrants en Libye rembourse les frais du transport aux chauffeurs. A son tour,  il fait appeler les  familles des migrants dans leurs pays d’origine pour se faire rembourser tout en montant les enchères. Un fait que nous confirme un gérant de cyber-café  à Yamoussoukro dont la famille a été victime d’un cas similaire.

« Nous avions un cousin qui faisait son petit commerce à Yamoussoukro. Soudain, il a disparu. Près d’un mois après, il  a appelé sa mère d’un pays étranger pour lui dire qu’il était entre les mains de ravisseurs qui lui réclament 200. 000 fcfa avant de le relâcher. Sa mère apeurée  lui a expédié l’argent», a-t-il expliqué. Lorsque la famille ne s’exécute pas, le surveillant du “Guidan Bashi“, pour rentrer dans ses fonds, vend le migrant, tel un esclave, sur le marché du travail. 

Les migrants qui ne doivent pas aux “Yantchaga“ sont quant à eux remis à d’autres passeurs qui vont les convoyer jusqu’aux villes du nord de la Lybie dont Sébratha où se trouvent également des relais qui se chargent de la traversée. A ces derniers, il faudra verser une somme variant entre 1000 et 3000 dollars  soit entre 500.000 fcfa et 1.500.000 fcfa. La traversée de la méditerranée se fait sur des embarcations de fortune. Ce n’est pas tous les jours qu’il y a des départs.

Les passeurs attendent des périodes favorables avant de lever l’ancre. L’attente peut prendre plusieurs jours voire des semaines.

DES TÉMOIGNAGES ÉMOUVANTS DE MIGRANTS SUR LA TORTURE EN LYBIE

Si certains migrants parviennent à atteindre l’Europe après la traversée périlleuse de la méditerranée, d’autres périssent en mer. Ou même dans le désert. Des personnes rencontrées à Yamoussoukro qui sont en contact permanent avec des correspondants  au Niger et en Libye nous ont révélé que le parcours Yamoussoukro-AgadezSebbah-Sébratha-Lampedusa via la méditerranée constitue un véritable enfer pour les migrants. 

La soif, la faim, la torture, la prison,  l’esclavage et la mort sont les réalités qu’ils côtoient. Parmi  les passeurs figurent parfois des bandits de grands chemins recherchés par les forces de l’ordre. Pour échapper aux patrouilles de l’armée et aux postes de contrôle des forces de l’ordre du Niger et de la Libye qui les dépouillent aussi de leurs biens, ils empruntent des voies détournées.

D’Agadez à la frontière libyenne, en empruntant la route normale, le migrant  doit prévoir, en plus du coût de transport, la somme de 30.000 fcfa  correspondant à des frais supplémentaires à payer aux différents postes de contrôle  sur ce tronçon de 1150 km.

Cette situation en rajoute aux souffrances des voyageurs qui doivent affronter la chaleur et la poussière du désert et parfois le froid insupportable. Sans oublier la soif et la faim qui sont au rendez-vous. Souvent,  les convois font l’objet d’attaques de  bandes armées qui exigent des rançons aux familles des migrants qu’ils kidnappent.  Selon les médias nigériens, 44 migrants issus de divers pays ouest-africains ont été retrouvés mort dans le désert, le 21 mai 2017. Le 25 juin de cette année, soit un mois plus tard, 20 autres migrants ont pu être secourus.

Ceux-ci faisaient partie d’un convoi de 70 personnes dont 50 sont portées disparues.  « Nous savons que nous ne pouvons plus traverser la méditerranée puisque les Ong ne veulent plus nous aider. Nous sommes au courant de ce qui se passe en ce moment en mer. Quand j’étais en prison, nous avons vu des migrants arriver. Ils étaient dans la même cellule que nous.

Ils nous ont expliqué qu’ils étaient en méditerranée, et que les garde-côtes libyens, qu’on appelle “Asma boys“, les ont récupérés. Ils leur ont dit qu’ils allaient les aider à rentrer chez eux, qu’ils les ramèneraient à l’aéroport.  Mais à leur grande surprise, ils se sont retrouvés en prison. Des messieurs sont venus les voir et ils ont été vendus. Quand les garde-côtes libyens nous récupèrent en mer, ils ne nous renvoient pas dans nos pays. Ils nous vendent depuis des prisons à Sabratah et à Tripoli.

Il vaut mieux mourir en méditerranée que de vivre dans ces prisons où chaque matin vous êtes battu, maltraité. Ils branchent le courant électrique sur vous. Beaucoup n’arrive pas à supporter la douleur… Quand ils sentent que vous voulez mourir, ils vous emmènent dans le désert et ils vous abattent », rapporte un migrant clandestin ivoirien, rescapé, de l’enfer libyen. Avant d’ajouter que la torture est le lot quotidien des migrants qui tombent aux mains des militaires libyens.

1073 IVOIRIENS MORTS EN MER DE JANVIER À CE JOUR

Un jeune camerounais bloqué en Lybie que nous avons eu au téléphone grâce à un contact témoigne également. «Ils nous obligent à faire des travaux forcés sans salaire. Nous sommes exposés à de graves dangers. A la fin, beaucoup de migrants décèdent parce que les Libyens ne veulent pas les conduire dans les centres de santé. Je ne peux pas vous décrire tout ce qu’il se passe ici en Lybie. Moi, un homme est venu me chercher dans la prison où j’étais à Sabratha. C’est comme ça que ça fonctionne. Les Libyens viennent vous acheter directement dans des prisons pour vous faire travailler dans des fermes, souvent en plein désert. Il m’a emmené avec lui pour que je travaille dans son champ de pommes de terre. Une fois arrivé sur place, j’ai réussi à m’enfuir pendant qu’il parlait avec un autre Libyen. Je me disais : « S’ils veulent me reprendre, ils devront me tuer ». J’ai couru longtemps, j’avais mal aux pieds. Je me suis caché au bord de la route. J’entendais les voitures qui passaient à toute vitesse. Quand je suis sorti de ma cachette, j’ai croisé un homme noir. Je lui ai demandé de l’aide. Il m’a emmené chez lui, m’a donné à manger.

Le lendemain, il a arrêté un camion qui allait vers Sabah. C’est comme ça que je suis arrivé ici. J’ai rencontré un groupe d’Ivoiriens. Ils m’ont dit que eux aussi, ils avaient été vendus. Ils m’ont pris avec eux. Nous vivons  avec une quarantaine de personnes dans une maison en chantier à Sabah. Nous travaillons tous pour un Libyen. Il ne nous paye pas, mais il nous donne à manger et il nous loge. Cela fait déjà trois ans que je suis ici.

J’aimerais aller en Europe. Cela fait des mois que j’attends de pouvoir traverser la méditerranée. Mais je n’ai pas assez d’argent. Je mourrai ici. Même si j’arrive à monter dans un canoe, je pense que les garde-côtes m’arrêteront en mer et ils me vendront », a-t-il relaté. Ce jeune camerounais dit vouloir quitter cet enfer. Il s’est confié, en août dernier, à une Ong de lutte contre l’émigration clandestine pour ce faire.

Comme lui, un jeune ivoirien qui a réussi à franchir la méditerranée pour atteindre l’Europe ne souhaite pas que les candidats à l’émigration emprunte le chemin de la mort. «Je ne peux pas vous dire ce qui se passe en Libye. Par la grâce de Dieu, j’ai pu m’en sortir.  Je ne conseille pas cette aventure  que j’ai vécue à quelqu’un d’autre », a-t-il répondu  pendant que nous échangions avec lui sur Facebook en compagnie de  l’un des ses frères vivant en Côte d’Ivoire.  

« Mon frère s’est retrouvé en Europe par miracle. Nous avions cru qu’il était mort. Parce que son compagnon de route qui est arrivé à bon port avant lui, nous  a dit que leur bateau avait chaviré. Plusieurs mois, plus tard, il nous a joints pour nous dire qu’il était en vie. Il nous a informés que leur embarcation avait fait un naufrage dont il fut un des rescapés», nous explique le frère vivant à Yamoussoukro Selon les statistiques d’organisations de lutte contre l’émigration clandestine,  la Côte d’Ivoire est passée de la 10ème à la 4ème place des pays dont les ressortissants traversent la méditerranée pour l’Europe.

De janvier 2017 à ce jour, l’on a enregistré 1073 migrants ivoiriens naufragés, dont des femmes et des enfants. Et toutes ces personnes empruntent  le chemin de la mort. A savoir l’axe Yamoussoukro-Niger-Libye Méditerranée.

VIDEOTHÈQUE

Arrivée de 168 migrants en provenance de la Libye.

Publié par Ministère de l'Intégration Africaine et des Ivoiriens de l'Extérieur ce mardi 19 décembre 2017
LE MINISTRE
FLASH INFOS
  • Plus de 300 filières d'immigration clandestine démantelées en 2017

    Un record de 303 filières d'immigration clandestine ont été démantelées en 2017, soit une hausse de 5,9% par rapport à 2016, selon une information du «Figaro». En six ans, de 2011 à 2017, le nombre de filières démantelées a grimpé d'environ 67%. Les services de police et de gendarmerie ont démantelé en 2017, 139 filières d'aide à l'entrée et au séjour irréguliers contre 118 en 2016. Viennent ensuite les filières de travail illégal (62), d'usage de faux (35), d'obtention indue de documents administratifs (32), de reconnaissance indue d'enfants (21), d'usurpation d'identité (12) et d'organisation de mariage de complaisance (2). Les principales filières d'immigration clandestine sont issues d'Irak et de République démocratique du Congo, suivies par la Chine, le Maroc et l'Albanie, a détaillé la source citant un bilan de la Police aux Frontières.

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  • Atelier de formation des Cadres et Agents du MIAIE sur le thème

    La gestion axée sur les résultats(CAR), le suivi et l’évaluation des actions de réinsertion des ivoiriens de l’extérieur dans le cadre des projets et politiques publiques. 

  • Benyamin Netanyahou, invité spécial du 51ème Sommet de la Cedeao
    Les chefs d’Etat ont noté la disponibilité manifestée par le gouvernement israélien d’apporter son appui à la Cedeao.
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